Barbe bleue, Amélie Nothomb, 
Albin Michel, 2012, 16,50 euros,
Roman adulte

 

Résumé : La colocataire est la femme idéale.

Mon avis : Tous les ans, je suis toujours très tentée de lire le dernier Nothomb. Cette année n’a as fait exception. Pourtant, je dois me rendre à l’évidence, je n’ai aimé que ses premiers romans, et plus particulièrement ses romans autobiographiques.

Depuis quelques années, comme pour beaucoup d’autres personnes, je prends moins de plaisir à cette lecture.

Barbe bleue raconte l’histoire d’un homme, Elemirio Nibal … (je mets des points de suspension car son nom n’est pas complet), homme Espagnol riche et vivant à Paris. Il loue une chambre pour un prix dérisoire. Il y a foule de jeunes prétendantes, mais certaines viennent par curiosité, car il y a des rumeurs assez macabres qui circulent à son égard. Apparemment huit jeunes femmes, précédemment colocataire de cet homme auraient disparu.

Parmi toutes ces jeunes femmes, c’est Saturnine (pourquoi ses personnages ont-ils toujours des noms à coucher dehors ?) qui va être retenue.

Elle va vite comprendre qu’il y a une seule règle, ne pas pénétrer dans la chambre noire où il lui en coûtera !
Saturnine et cet homme mystérieux vont vite apprendre à se connaitre. Arrivera-t-elle à percer le secret de Nibal ?

Alors comment dire ?

D’une manière générale, je n’ai pas détesté cette histoire. Je l’ai même plutôt apprécier au départ, mais vers le milieu, j’ai trouvé que l’histoire s’essoufflée, et j’ai commencé à franchement m’ennuyer des conversations sans grand intérêt de ces deux personnages.

Sur la fin, l’histoire reprend un peu de rythme, et je dirai même que tout s’accélère et finit rapidement. Une fin à laquelle on ne s’attend pas vraiment, mais à vrai dire je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.

Je n’ai pas réussi à m’attacher à ces deux personnages. Saturnine est peut être courageuse et un poil provocatrice, mais rien de plus. Quand à Nibal, il est certes intriguant et mystérieux, mais franchement trop hautain de sa personne, et clairement agaçant dans sa manière d’être.

J’ai lu ce livre il y a quelques temps maintenant, et j’ai fais l’erreur de ne pas rédiger ma chronique dans la foulée. Du coup je ne trouve plus grand chose à dire.

L’écriture d’Amélie Nothomb est égale à elle-même. Si vous appréciez son style en général, vous apprécierez ici aussi également.

Un Nothomb à réserver aux fans, je pense.