Écrit Par Mohamed MOURAS

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Il y a beaucoup de choses que vous pouvez faire pour améliorer votre compréhension d’autrui, cependant il y a deux choses que vous pouvez faire immédiatement pour comprendre les gens qui vous entoure, l’une dépendant de l’autre :

  1. Apprenez à vous glisser dans les chaussures de vos interlocuteurs
  2. Comment ? En apprenant à vous poser et à poser les bonnes questions à vos interlocuteurs.

Vous pouvez passer toute une vie à croire que vous êtes proches des gens avec qui vous parlez, mais il vous faut savoir que le langage des mots est ce que nous avons de plus pauvre à notre disposition pour communiquer autour de nous. Un nombre à retenir :

80% des informations échangés entre interlocuteurs ne le sont pas par la parole !

Qu’est-ce qu’un chiffre comme celui-ci veut dire ? Cela veut dire que la plupart des informations inconscientes que vous échangez avec les gens qui vous parlent et à qui vous parlez sont échangés par des moyens inconscients, des moyens que peu de gens savent utiliser, des moyens surtout que peu de gens savent optimiser.

Voilà maintenant vous savez de quoi nous allons parler jeudi :-). Aujourd’hui c’est aux 20% d’informations échangés par la parole que nous allons nous intéressés.

Pourquoi ne pas s’intéresser directement aux 80% ?

Les informations échangés par la parole ne sont pas les données les plus importantes en terme de quantité. Souvent, elles ne sont mêmes pas les informations les plus importantes en terme de qualité ! Cependant elles sont TRES souvent les informations dont les interlocuteurs vont se souvenir.

Nous sommes tous programmés de la même manière et dans les grandes lignes nous répondons tous à peu près de la même manière aux mêmes stimulis. Vous ne me croyez pas ? Il n’y a qu’à vous demander comment et pourquoi des programmes télévisés qu’absolument tout le monde est d’accord pour ranger dans la catégorie « inregardable » sont bel et bien regardés…et en masse ! Il n’y à qu’a vous demander pourquoi les mêmes promesses électorales faites depuis le début de la Vème république envoient toujours les mêmes dans les mêmes bureaux prestigieux.

Puisque nous voulons nous intéresser aux échanges de mots, je vais vous donner 3 questions que je pose et que je me pose souvent pour me permettre de savoir (au moins dans les grandes lignes) où va me mener la conversation que j’ai engagé.

Qui parle ?

C’est une chose dont nous ne nous soucions pas assez. Les mêmes mots prononcés par votre père ou votre ami n’ont pas la même valeur. Ça c’est évident vous me direz ! Mais que se passe-t-il concrètement quand vous ne savez même pas qui parle ? Voici plusieurs situations :

a. Le vendeur dans le magasin : « c’est le produit qu’il vous faut ! » dit-il ! Qui parle ? Un vendeur honnête qui à aussi besoin de manger tous les jours ou une enseigne de magasin qui à besoin de déstocker ce produit en particulier

b. L’homme politique : « telle réforme va nous permettre d’économiser… » ! Qui parle ? Un homme dont le bien-être de ses concitoyens est sa politique première…ou son parti politique ?

c. Le blogueur : « posez-vous les bonnes questions » écrit-il ! Qui parle ? Un blogueur qui aime à donner des conseils sympas tous les lundis, jeudi ou dimanche ou le représentant de telle ou telle enseigne de certification de coach…d’ailleurs il est à noter que je suis certifié par…non je déconne…personnes ne voudrait certifier un type comme moi :-)

Pourquoi ?

Nous connaissons tous ce genre de personnes qui parlent à tort et à travers pour dire tout et n’importe quoi ! Personnellement je n’appelle pas leur conversation, une conversation, j’appelle ça…du bruit ! Le fond musicale de la radio, le bruit ambiant dehors ou leur voix, pour moi tout se mélange dans un vacarme ahurissant.

Cependant j’aime à croire que ce n’est pas là, la majorité des conversations que nous avons. En fait ce n’est pas bien compliqué, les gens qui me lisent, je le sais pertinemment sont des gens qui n’aime pas vraiment ce genre de conversations. Comment je le sais ? On ne s’intéresse pas à se développer, s’améliorer ou s’épanouir lorsqu’on aime ce genre de conversations.

Puisque nous avons décidé que ces conversations n’était pas la majorité, ou plutôt qu’elles font parti d’un bout de vie dont nous n’avons pas vraiment envie de nous occuper ici, nous pouvons passer à la question pourquoi ?

Pourquoi la personne en face de moi ou celle qui m’écrit dit-elle ce qu’elle dit ?

Tout le monde à une raison de dire et/ou de faire ce qu’ils disent et font. Peu en sont conscient ! Et c’est là, l’une des qualités primordiales qu’il vous faut développer lorsque vous voulez pénétrez plus loin que la surface de vos interlocuteurs.

En observant les gens autour de moi et les conversations que je peux avoir en leur compagnie, j’en suis arrivé à la conclusion que la plupart d’entre nous avons déjà la fin en tête même lorsque nous venons de commencer à parler.

Il faut remarquer que c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles certains ont tant de mal à communiquer. En fait ce sont en général les gens qui font cette démarche de chercher le « pourquoi » activement et consciemment qui ont le plus de mal à communiquer « normalement ». Par « normalement » j’entends « sans que la personne en face ne remarque qu’on est en train de la jauger ».

De cette question du « pourquoi » une dernière question découle, c’est la question…

Comment ?

Si vous avez la question « pourquoi » en tête, cela veut dire que vous avez déjà commencé à chercher le « comment ». Cependant il y à une différence entre « pourquoi et comment ». La différence réside dans le faire. Vous demander pourquoi ne vous mettra pas en marche, c’est vous demander comment FAIRE qui va vous mettre en mode AGIR

En fait se poser la question du « comment » est le meilleur moyen de tourner votre cerveau vers la recherche de solutions et plus seulement de justifications.

Maintenant que vous savez « qui parle », maintenant que vous savez « pourquoi il parle », vous pouvez vous intéresser à « comment… ». Selon moi le « comment » se divise en trois grandes questions :

Comment faire pour qu’il continue de parler ?

La personne en face de vous vous intéresse pour une ou plusieurs raisons et vous ne voulez pas qu’il s’arrête de parler. Ici je dirais que ce sont des questions intelligentes qui poussent les gens intéressants à parler. Vos questions intéressantes vous les puiserez dans le « pourquoi », en effet si vous savez (même approximativement) pourquoi la personne en face de vous vous parle de ce qu’elle vous parle vous pourrez trouver des questions qui l’intéresseront.

Comment faire pour qu’il se taise ?

Certaines personnes ne voient pas la difficulté que d’autres peuvent avoir à mettre fin à des conversations qu’elles jugent inopportunes, blessantes ou tout simplement inutiles. Qui parle et pourquoi il parle vous donne beaucoup d’informations sur la personne en face de vous. Il vous suffit ensuite de trier ces informations et de choisir la manière dont vous voulez les lui rendre. A la manière « soft » ou à la manière « hard ». Pour ceux qui comme moi parfois ne contrôle pas la manière « hard » et sont trop hard, je leur conseille de ne jamais répondre sur le moment. Cela enlève le plaisir de la spontanéité mais au final que voulez-vous ? Apparaître comme « le roi des blameurs » ou empêcher simplement les gens ennuyeux de vous remettre la main dessus pendant des demi-heures entières et surtout précieuses.

Comment mettre en application ce qui est en train de se dire ?

Celui-ci est celui qui m’intéresse le plus et c’est celui sur lequel vous devriez clairement vous focalisez. « Comment mettre en application ? ». C’est la question qui va vous permettre de passer de la théorie à la pratique. Votre cerveau ne cherche plus à jouer à des jeux mentaux…pour jouer à des jeux mentaux, il joue ces jeux mentaux dans le but de trouver comment trouver une application pratique et réelle de tous ces mots échangés.Je vais être franc, il n’est pas très facile de le faire « en conversation ». Certaines personnes y arrivent mieux que d’autres et d’après ce que j’en ai observé c’est parce que déjà naturellement ou plutôt leur éducation à faite qu’ils ont développer les capacités requises pour mener ces questions ensemble et surtout « en conversation ».Attention j’ai bien dit « pas très facile de le faire », je n’ai pas écrit « impossible de le faire »

Et c’est justement le sujet de l’article de jeudi prochain. Si ce n’est pas très facile c’est que cela reste possible de passer son cerveau en mode « comment FAIRE ? ».

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J’espère que cet article vous sera utile, vous pouvez en discuter plus bas dans les commentaires, avec moi, avec les autres commentateurs.

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