L’une des personnes très spirituelles que je fréquente parfois est mon épicier. C’est un homme calme et posé qui a toujours quelque chose d’intéressant à dire peu importe le sujet.

Nous avons pris l’habitude de discuter quelques minutes chaque fois que je vais chez lui. L’un des conseils que j’essaye d’appliquer avec insistance ces derniers temps est de systématiquement repartir d’une conversation avec un mot ou une phrase qui met en valeur son auteur et qui provoque une réaction positive en moi.

Lors de notre dernière conversation sur l’importance de l’argent, voilà ce qu’il m’a dit :

Nous, les êtres humains, voulons absolument voir avant de croire… alors que c’est l’inverse qui fonctionne réellement : Avant de voir, il faut croire !

La Foi… en qui/quoi ?

Avant de voir, il faut croire !

C’est ce qu’on appelle communément « avoir la foi ». Cependant, pendant trop longtemps, le concept de foi était du fait religieux uniquement. Il fallait avoir foi en un Dieu extérieur et bien entendu, seul un guide extérieur « qui sait mieux » pouvait vous guider dans l’application de la « vraie foi ».

Aujourd’hui, les choses ont évolué et les mentalités aussi. La foi est tombée en désuétude car trop souvent assimilée aux abus des religieux. Avoir la foi, c’est être presque stupide. Comment peut-on croire en quelqu’un ou quelque chose que personne n’a jamais vu ?

C’est une bonne question et elle mérite plus qu’un petit article pour y répondre. Je me contenterai simplement de pointer le fait que c’est le même mécanisme qui fonctionne en ce qui concerne tout ce qui vous est cher.

Nous voulons tous la même chose : de l’argent, aimé et être aimé, une passion pour occuper nos journées, être heureux. Seulement, la grande majorité d’entre nous veut de l’argent avant de croire en sa capacité à en gagner. Nous voulons être aimé avant d’aimer car nous avons peur d’être rejeté. Bref, nous voulons le résultat mais nous ne nous croyons pas vraiment capable de faire ce qu’il y a à faire pour atteindre le-dit résultat.

L’idée à fait son chemin depuis mon épicier jusqu’au fond de moi : avant de voir, il faut croire ! Qu’en pensez-vous ?