Il n’y a pas de secrets pour réussir à l’école… vraiment ? Oui vraiment, il n’y a que des conseils pour réussir. Cependant je dois avouer que du point de vue d’un prof il y a quand même des méthodes pour apprendre comment avoir un parcours scolaire sain et pourquoi pas, intéressant.
Écrit Par Mohamed MOURAS
L’école est un système… et comme tout système, elle a des clés qui mènent au succès
Il y a peu d’élèves qui comprennent ce principe consciemment. Cependant je peux raisonnablement dire qu’il y a tout de même un nombre assez conséquent d’élèves qui comprennent ce principe de manière inconsciente.
L’école est un système. Les profs ne se ressemblent pas et le comprendre (vite si possible) est la meilleure chose qu’un apprenant puisse faire. En fait, tous les profs ne cherchent pas à développer les mêmes qualités chez leurs élèves. Tous les profs ne cherchent pas le même type de réponses chez leurs élèves. Tous les profs ne voient pas l’ambiance de leur classe de la même manière.
En discutant avec mes collègues, j’ai pu m’apercevoir que certains élèves étaient radicalement différents dans d’autres cours. La raison ? Je pense qu’étant plus intuitif que les adultes, les jeunes élèves arrivent à savoir rapidement comment adapter leur comportement et leur travail au style du prof qu’ils ont en face d’eux.
Les élèves qui ne comprennent pas cet état de fait sont ceux qui galèrent le plus.
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Le Bac n’est pas une fin, c’est une clé
Qui ouvre sur un monde de factures, de soucis et de cheveux blancs ! lol. A dire vrai, je ne rigole pas vraiment car c’est réellement ce qu’est le bac !
Je me souviens parfaitement du moment où j’ai réussi à avoir mon bac en poche. C’est le jour où mon père à arrêter de m’ennuyer avec mes résultats scolaires. Le fait est que je comprends sa réaction. Pour sa génération le baccalauréat, c’est l’aboutissement, la fin d’une ère.
Pour notre génération, et plus encore pour celles a venir le Bac est aussi utile… qu’une assurance. On paie pour l’avoir en poche en se disant intérieurement que ça ne sert a rien… en ESPERANT que ce bout de papier ne serve a rien !
L’école c’est une assurance et rien d’autre
Je vous souhaite de n’en avoir jamais besoin mais si le besoin, un jour, se fait sentir… sachez que vous vous en voudrez.
Pourquoi est-ce que vous payez les assurances que vous payez ? Voiture, maison, responsabilité civile ? Vous payez toutes ces assurances (souvent en doublon d’ailleurs) parce que vous vous dites… on ne sait jamais, c’est juste au cas où !
C’est une phrase que je répète constamment mes élèves. Peut-être que vous ne travaillerez jamais avec vos diplômes mais si quelqu’un un jour se met entre vous et votre rêve et vous demande un vulgaire bout de papier, vous serez bien content si vous pouvez le lui mettre sous le nez et l’écarter du chemin.
20% de vos efforts produisent 80% de vos résultats
Voila une des clés du succès que je m’efforce d’enseigner avec passion à mes jeunes. Travailler c’est bien, travailler dur c’est très bien, travailler efficacement c’est la clé.
Je leur pose la question qui suit : « Combien de temps pensez-vous que moi votre prof, je passe de temps à la maison à faire le travail de l’école ». Les réponses varient, mais au final, je leur dis la vérité : « 0 heures, 0 minutes ». Je n’emmène jamais de travail à la maison.
Certains de mes étudiants s’en sont déjà aperçus. Ils s’en tirent très bien avec ce qu’ils réussissent à apprendre pendant les cours. Pour les autres, voici ce que je leur dis : « Personne n’aime les devoirs et moi le premier, cependant moi, j’ai des périodes de libre durant la journée pour travailler, vous non, c’est pourquoi vous sortez plus tôt que nous. »
Au bout de quelques semaines mes étudiants comprennent qu’il est inutile de me demander combien de temps ils doivent réviser pour avoir une bonne note. Ma philosophie d’enseignement est de leur faire prendre conscience de leurs qualités d’apprentissages personnelles. En en prenant conscience, ils deviennent meilleurs à ce qu’ils ont toujours fait de bien, ils se mettent juste àa viser l’excellence dans leur domaine particulier.
L’école est basée sur la mémoire
J’ai toujours trouvé que le concept d’intelligence était surfait. En fait je trouve que c’est le genre de mot que les profs disent en général un peu facilement pour booster des élèves qui ont du potentiel mais qui flirtent un peu trop souvent avec la moyenne.
L’école, dans sa forme la plus commune fait la part belle à la fonction mémorielle du cerveau. Les maths sont une suite d’équations types qui ne différent souvent que par les chiffres et les lettres qu’on y associent. Les langues sont une suite de vocabulaire et de structures grammaticales qui n’ont pas évoluées depuis belle lurette.
Je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir, je dis que 80% des meilleurs résultats sont obtenus par 20% des étudiants qui ont beaucoup de mémoires et qui lui associe un soupçon de jugeote.
L’école c’est tout sauf une question d’intelligence
Au final, c’est ce que j’essaie d’insuffler à mes élèves. Je suis sincèrement désolé de voir que nombre d’entre eux ont une estime de soi vraiment basse, et pourquoi ? Parce que quelque part dans leur parcours scolaire, les biens intentionnés adultes ont finit par leur faire croire que leurs résultats scolaires moyens reflétaient leurs capacités intellectuelles.
Je parle en connaissance de cause. Il n’y a rien de plus faux. J’espère que les jeunes qui liront cet article s’en rendront compte. Ce qui détermine la réussite à l’école dépend de trois critères :
- La capacité à penser comme l’école le demande, c’est-à-dire de manière linéaire.
- La capacité à mémoriser beaucoup d’informations en peu de temps
- La capacité à faire ses bêtises en sous-marin afin que le prof ne perde pas la face en laissant l’élève s’en tirer J
L’école c’est 15 ans, le reste s’appelle la vraie vie
Être bon à l’école, c’est bien. Être très bon à l’école c’est très bien… à condition d’avoir des méthodes de travail qui permettent de simplifier au maximum le travail en classe et à la maison. En fait tous les élèves devraient s’apercevoir que l’école est importante mais que ce n’est pas une fin en soi.
Trop d’élèves, et soyons franc, c’est aussi de notre faute en tant que prof…, oublient que le but n’est pas les bonnes notes ni même le diplôme, le but c’est d’apprendre à apprendre. Le but, c’est d’ouvrir des portes en soi, apprendre à se connaitre et mieux connaitre autrui. Le but c’est de se préparer à une vie active, productive, d’accord mais surtout riche en expériences.
Le but c’est le choix. Les diplômes donnent le choix… le choix de pouvoir donner à sa vie la ou les directions que l’on souhaite pour soi-même. Pour moi voilà le but de mon enseignement.
Et Vous comment vous avez vécu vos années collèges et lycées ? Comment étaient vos profs ?
J’ai maintenant un service à vous demander : Si cet article vous a plu et si mes articles vous plaisent aussi, accepteriez-vous de leur donner un coup de main ?
Comment ? C’est bien simple, il y à différent moyens :
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Écrit Par Mohamed MOURAS
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photo credit: cliff1066™









Aaah, qu’est-ce que j’aimerais avoir un prof comme toi !
La plupart de mes profs ont justement perdu de vue l’élément principal que tu cites : « apprendre à apprendre ». Ils ne se concentrent souvent que sur leur cours et ne voient les élèves qu’au travers de leurs notes. C’est bien dommage, car les meilleurs souvenirs que j’ai à l’école proviennent justement de profs qui avaient une vision différente du système scolaire :)
Justin a recemment ecrit..Changer une mauvaise habitude très rapidement
@Justin mdr aujourd’hui l’un de mes jeunes de Grade 8 (notre quatrième) m’a dit : vous êtes méchant… mais vous êtes mon prof préféré… mdr
J’ai préféré prendre ca comme un compliment lol. Ce genre de compliments me font plaisir car après tout ce jeune a compris qu’il ne travaille pas pour moi et encore moins ces parents, il travaille pour lui-même.
Il y a beaucoup de profs qui perdent leur focus en cours de route mais je puis t’assurer qu’il en existe un tas qui sont bien conscient des points dont je parle dans mon article. Le fait est juste parfois qu’ils sont plus difficilement repérable…
Merci Justin pour ton commentaire. Je suis touché :-)
Mohamed Semeunacte
Merci pour cet article très juste !
L’école avant le bac, c’est avant tout être capable de mémoriser des tas de trucs dont on se moque. C’est aussi être capable de travailler les matières qu’on déteste (moi c’était l’histoire et la géographie) et même si on n’aime pas du tout l’enseignant d’une matière. Et même si cet enseignant déteste enseigner (j’ai eu un cas de professeur d’espagnol intéressant à ce niveau).
L’école au final, c’est … tellement de temps perdu ! Oui parce qu’hélas, on m’a parlé de Pareto bien trop tard après le bac.
Ahhh, je me sens mieux ! Désolée de m’être défoulée sur ton blog Mohamed. Y’a des jours comme ça…
Monalisa lebonheurpourlesnuls a recemment ecrit..comment avoir le charisme de Patrick Jane “The mentalist”
Défoule-toi Mona, aucun soucis :-)
La mémoire joue un rôle très important dans l’école et clairement ce qui le comprenne réussisse mieux.
En revanche je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis c’est « tellement de temps perdu ». Comme je l’ai dit je ne crois pas a la toute puissance des diplômes mais je pense sincèrement que ce sont des assurances qu’il vaut mieux avoir dans sa vie.
Merci Mona pour ton message
Mohamed Semeunacte
Oui, je suis d’accord pour le diplôme : en France ça reste très important et le mien m’a servi pour entrer dans le marché de l’emploi.
Mais je voulais dire qu’on pourrait apprendre beaucoup plus efficacement en perdant moins de temps en apprentissages inutiles pour obtenir ces morceaux de papier. Apprendre à réfléchir, à se débrouiller par soi-même pour résoudre des problèmes par exemple me parait plus utile qu’apprendre à mémoriser des tas de données à court terme.
Monalisa lebonheurpourlesnuls a recemment ecrit..comment avoir le charisme de Patrick Jane “The mentalist”
Bonjour mais quand on commence a parler de changement de programme et surtout quand le but est de perdre moins de temps ils auront plus tendance a compresser le programme ce qui donnerait le resultat de memoriser plus de chose avec un delai encore plus court qu’avant !
J’ajoute que bien sûr, ce n’est plus un problème d’enseignant, mais de programme.
(euh : désolé de te faire de recoller mon bout de commentaire au précédent)
Monalisa lebonheurpourlesnuls a recemment ecrit..comment avoir le charisme de Patrick Jane “The mentalist”
En fait le truc je pense c’est que l’école ne veut pas s’avouer que son système et sa manière de faire à très bien marché pour 90% de la population pendant un certain moment.
Le fait est que ce pourcentage s’effrite chaque jour un peu pour plein de raisons et tant qu’une réflexion de fond ne sera pas entamée, on continuera à soigner les symptômes et pas le mal.
Ne m’en voulez pas si je dis ce que je pense : les grèves à la française ne soigne rien du tout. Sinon les problèmes auraient déjà été arrangés.
Mohamed Semeunacte
Bonjour Mohamed,
Très intéréssant cet article, comme à l’accoutumé! Je suis assez d’accord avec ta vision de la chose. J’ai tendance à penser que l’école favorise en effet grandement la mémoire. C’est assez contrintuitif, mais on apprend pas les mathématiques jusqu’à très tard, on apprend seulement des formules, il en va de même pour la physique, et je ne parle pas de l’histoire. J’ai une passion terrible pour la géopolitique mais n’ai jamais compris l’intéret d’un examen ou l’on se contentais de réciter une cinquantaine de dates sans en interpreter le sens.. Bref! Bon article!
Julien a recemment ecrit..E-book gratuit – Agir et réussir à concrétiser ses rêves
@Julien, c’est très simple en fait lol
Moi en tant que prof comment je fais pour te noter quand je pose une question comme : Quels sont selon vous les raisons de l’attaque de l’afghanistan par les forces de la coalition ?
Le fait est que c’est impossible à noter. Pour différentes raisons que je n’expliquerai pas dans un commentaire mais que tout le monde peut deviner. En revanche quand je veux 10 dates importantes de la première guerre mondiale, ben la notation s’en trouve tout de suite… faisable :-)
Et surtout allez trouver un jeune qui va s’émouvoir du sort des poilus, par contre l’afghanistan c’est neuf. Pour certains profs cela revient tout bonnement à demander plus de problèmes dans sa salle.
Merci pour ton commentaire Julien
Mohamed Semeunacte
Salut Mohamed !
(j’ai vu que tu parlais de sous-marin dans ton article, je me suis senti concerné :D )
Article très lucide, je ne me fais pas de soucis pour tes élèves, ils sont entre de bonnes mains ^^
L’école j’en sors juste, j’ai terminé mon parcours du combattant par un stage qui m’a ouvert grand les yeux sur la réalité de l’école (et quand je dis école j’englobe les études supérieures et tout le tsointsoin)…
Je suis aussi tout à fait d’accord quand tu dis qu’à l’école la mémoire est sursolicitée… c’est un constat que je regrette car ça revient à évaluer les élèves sur leurs capacité à mémoriser un cours plus que sur leur capacité à l’utiliser (je suis encore malade de certains de mes profs qui nous demandaient, en niveau master, de recracher des powers-point, à la slide près… ). Bref, à la vue des programmes qu’on avait, l’année se résume en un gavage massif de connaissances… et en général quand y a gavage, la digestion est plutôt difficile…
Je suis cependant aussi d’accord avec toi quand tu dis que l’école apprend à apprendre; mais encore une fois je déplore que cette dimension d’apprendre à gérer, à évaluer et à interagir avec son environnement ne soit pas plus mis en avant.
Je trouve que l’école devrait davantage apprendre à choisir. Prendre une bonne décision est quelques chose de difficile et la vie n’est pourtant qu’une suite de décisions à prendre. Des matières comme la stratégie ou l’entrepreunariat pourraient être enseignées tôt dans le cursus pour apprendre aux élèves à choisir ou du moins ce familiariser avec la prise de décisions. Peut-être que ça permettrait d’avoir des élèves plus sûrs d’eux et plus entrepreunants (ouaip désolé mais la transition écolier -> étudiant -> salarié me gonfle :o)
Merci pour cet article Mohamed.
Antoine a recemment ecrit..Trip around Australia – les inédits de l’été ! 2-2
Salut Antoine, c’est vraiment un grand plaisir de te revoir sur Semeunacte :D
Concernant ton com je n’ai qu’une question à te poser, crois-tu que les profs ont les habiletés dont tu parles ? Stratège ? Entrepreneur ?
Voilà ce qu’est un prof-type : Cursus normal, pas brillant non plus car sinon il serait pas prof mdr, puis ? retour à l’école à la fin de ses études. Le prof type n’à absolument aucune experience de la vie en dehors des murs de sa salle.
Je le répète beaucoup de profs font mentir la majorité mais malheureusement c’est une vérité, la plupart des bien intentionnés enseignants ne peuvent pas enseigner les compétences dont tu parles car elles ne sont tous bonnement pas présent en eux !
Merci Antoine pour ton commentaire, au fait tu as téléchargé mon livre ? regardes les dernières pages (après l’avoir lu bien sûr) il y à un petit quelque chose pour toi :-)
Mohamed Semeunacte
Excellent article Mohammed !
Belle analyse, effectivement est un système l’école à un système avec un ensemble de règles à identifier, suivre afin de réussir… Le paradoxe étant que ses principaux acteurs de ce système, à savoir le corps enseignant, les équipes pédagogiques et last but not least les élèves et les parents ne semblent pas vraiment maîtriser les différents codes.
En ce qui me concerne, j’ai pu réussir en travaillant ma mémoire (photographique et auditive) notamment dans les matières littéraires… et j’ai particulièrement « bien échoué » dans les matières scientifiques, un cours de géométrie euclidienne ne s’apprend pas de la même manière qu’un cours sur les origines de la Première Guerre Mondiale… J’ai toujours un peu de mal avec cette réputation d’ »intello » sous prétexte que je pouvais « recracher » la liste des départements français la liste des verbes irréguliers en anglais… Il me semble que l’intelligence et la mémoire sont liées. Mais je vois mal l’articulation qq peu simpliste à mon sens: plus j’ai de la mémoire plus je suis intelligent ou vice-versa…
Etre en capacité d’emmagasiner des informations veut-il dire que nous sommes en mesure de les utiliser ?
Autant il est possible d’entraîner son cerveau tel un muscle pour développer sa mémoire mais une question reste en suspens: peut-on devenir intelligent ? Peut-on apprendre à développer un esprit logique, un raisonnement. Au fond cela n’est-il pas être intelligent. Tout dépent de SA définition de l’intelligence.
Apprendre à apprendre est la clé.
Encore une fois excellent article…
Salut Nathanael
En observant mon parcours et celui de mes jeunes j’en suis arrivé à me dire que la raison pour laquelle si tu as beaucoup de mémoire tu passes pour un intello, c’est tout simplement parce que pouvoir recracher de grandes sommes d’informations permet de briller en société.
faut pas croire ce n’est pas donné à tout le monde d’emmagasiner beaucoup donc en fait je pense que c’est une question d’impressionner autrui (même involontairement)
Maintenant voilà ma méthode personnelle pour dénicher l’intelligence chez quelqu’un : est-ce que la personne te donne des réponses ? Ou te fait réfléchir à TES réponses ?
Les gens intelligents alimentent les débats et font evoluer le débat, les gens avec du savoir, dispense leur savoir et puis… c’est tout…
Merci Nathanael pour ton « stop by » et ne t’inquiète pas, il y a pire qu’être intello lol
Mohamed Semeunacte
Yes, je suis entièrement d’accord avec toi. L’intelligence est de ne pas se borner aux « vérités ». Et lorsque je me trouve en face d’une personne qui parvient à me questionner sur mes propres certitudes, je trouve cela merveilleux pour deux raisons :
- ce que je dis à de l’intérêt pour l’autre car il s’y intéresse vraiment
- cela me pousse à justifier ma position ou à prendre conscience que je dois remettre en question ce que je croyais être, à mon sens, « juste »
Ton article favorise d’ailleurs le débat on dirait, et c’est tant mieux ;-)
Thomas a recemment ecrit..Comment programmer l’arrêt de son ordinateur
@Thomas c’est exactement ce que je veux dire. Répondre à mes questions c’est bien, me faire réaliser que je peux y répondre par moi-même c’est encore mieux !
Une chose encore il n’existe pas de réponses définitives… et tant mieux lol
Bravo pour le thème que tu oses soulever dans cet article. Pour ma part, voici les clés qui m’ont permis de passer du minimum à l’excellence dans mes résultats scolaires :
1) Prendre conscience que les notes ne traduisent pas mes capacités intellectuelles. Convaincre mes parents de cet état de fait (car les parents qui pensent que leurs enfants sont nuls en voyant leurs résultats scolaires ne savent pas ce qu’ils induisent à leurs enfants !!!). De fait, la comparaison avec les autres n’a plus de sens. Ou la question devient : qu’est-ce que fait le meilleur de la classe pour être le meilleur ? plutôt que « c’est pas juste, j’ai travaillé le double que lui »
2) Avant de préparer un examen, je me demande TOUJOURS ce que le prof. vise dans son enseignement. J’adapte ma préparation en fonction de ce qu’on attends de moi.
3) J’ose donner une touche personnelle à mes réponses en les exposant comme des hypothèses. J’argumente et expose mes idées de manière structurée et logique. Je me suis rendu compte qu’on pouvait dire beaucoup de banalités dans les copies d’examens. Si elles sont bien exposés et qu’elles utilisent le vocabulaire propre au champ d’étude, ça passe souvent très bien…
Et surtout… avoir confiance en soi. Et se dire que l’école n’est rien qu’un jeu qui est fait pour préparer les jeunes à entrer dans le monde des adultes-enfants ;-)
Pour moi, l’école m’apprend UNE CHOSE : comprendre ce qu’on attend de moi… Et bien souvent, on ne nous demande PAS de réfléchir (ou cela se résume à 5 lignes dans la conclusion d’une dissertation).
Merci pour cet article Mohamed. J’espère que beaucoup d’étudiants le liront car c’est une prise de conscience essentielle pour réussir dans ce jeu ;-)
Thomas a recemment ecrit..Comment programmer l’arrêt de son ordinateur
MDR Thomas tu me fais penser à un de mes jeunes… sauf que lui à 14 ans… je ne le nie pas c’est un précoce
Il a parfaitement compris le système de l’école, il fonctionne énormément au « qu’est-ce qu’on attend de moi ? ».
Notre principale me dit souvent qu’il n’y a que deux catégories d’enfants (en plaisantant, car en vérité ce n’est pas aussi simple). Il y a ceux qui aiment la rébellion : leurs attitudes premières sera le refus ! Et il y a ceux qui veulent faire plaisir : leur attitude se résume à faire en sorte que les gens les aiment, ils ne sortent pas des sentiers battus.
En observant mes classes je me suis aperçu que les rebelles ont des tendances au leadership. Les enfants qui veulent faire plaisir… veulent leur faire plaisir et donc les suive.
Je ne pense pas qu’il faille vraiment s’en faire pour toi, mais fais attention à ne pas trop faire plaisir aux gens au dépend de te faire plaisir à toi-même :-)
Mohamed Semeunacte
Merci pour ta réponse qui fait sens. L’avantage, à un certain niveau, est de pouvoir choisir ce qu’on souhaite étudier et les examens ne deviennent « plus » qu’une formalité administrative pour avoir « l’autorisation » de continuer.
Apprendre devient un plaisir puisque la matière suscite la réflexion. Ensuite, pour les examens, cela reste quand même à 70% du « recrachage ». Mais comme la matière a été acquise dans le plaisir, c’est plus facile aussi ;-)
Mais tu as raison, je ne me suis pas du tout fait plaisir durant mon école obligatoire ;-)
Thomas a recemment ecrit..Comment programmer l’arrêt de son ordinateur
@Thomas cela m’attriste vraiment de lire des choses comme ça. « Je ne me suis pas du tout fait plaisir » et on s’étonne ensuite que les jeunes ne peuvent plus « blairer » l’école et leurs profs.
Quand un employé n’est pas satisfait de son boulot, il peut démissionner. Mais quand un élève dit qu’il n’est pas ok avec ce qu’on lui propose, on le traite de cancre.
La faute ne vient pas toujours d’un camp ou de l’autre mais les adultes ça reste quand même nous les profs…
@Mohamed : S’pa faux ce que tu dis :) les profs à proprement parler n’ont pas forcément les compétences pour enseigner ces disciplines… et je suis aussi d’accord sur le fait que ce genre de connaissances s’emmagasinent sur le terrain. Ainsi, je pense qu’il faudrait attendre le collège (1 prof = 1 matière), où des prof…essionnels pourraient venir partager leur expérience en donnant « des cours » sur ce genre de matières (ça existe déjà au niveau des études supérieures, mais ça arrive trop tard selon moi…). ça me semble tout aussi important qu’enseigner la musique ou le sport.
- sans transition aucune -
Tss, honte à moi je n’avais pas pris le temps d’aller découvrir ton livre… c’est chose faite :) tu t’imagines bien qu’après ce que tu m’as dis j’ai directement été à la fin (bah quoi ? :D ). J’avais beaucoup aimé la présentation de simpleslide car c’était facile à lire; j’ai été très agréablement surpris de voir que le livre est sous le même format et que c’est coloré et aéré ! Je sens que je vais lire ça d’une traite :)
Quand au mot final, quel honneur que de clôturer cet ouvrage… :’)
Je me souviens quand j’ai écris ce commentaire, je m’étais baladé sur le blog d’Aurélien et à la fin de plusieurs de ses billets j’avais lu les commentaires que tu y avais semé :)
Faut croire qu’ils m’avaient intéressés puisque j’avais été jusqu’à cliquer sur ton pseudo… comme quoi semer a du bon :)
Antoine a recemment ecrit..Trip around Australia – les inédits de l’été ! 2-2
@Antoine
Et là encore on à de nouveau un gros problème. La grande majorité des prof…essionnels ne sont pas profs pour un sou. J’entends qu’ils peuvent être très bon à faire ce qu’ils font mais il est rare qu’ils y mêlent de la pédagogie.
En fait voici un lien vers un article où j’expliquais mon concept que j’appelle les 25% de Conscience Exterieure Observant 75% de Conscience Interieure. Cela veut dire être capable d’observer ses process mentaux, en découvrir ce qui fait qu’ils sont productifs puis ensuite trouver un moyen de les enseigner de manière efficace.
Je ne te demande pas de me croire sur parole mais d’après mon expérience peu de personnes savent faire ça. Vraiment très peu !
- sans transition aucune -
Aucun problème Antoine, l’important c’est qu’à un moment tu finisses par le découvrir. Ton commentaire m’avait fait super plaisir (je m’en vantais pendant des jours auprès de ma femme mdr) donc je me suis dit que pour te remercier… et me la péter lol ce serait bien de clôturer mon premier livre numérique par leRochelaisAustralien :-)
Une seule faveur que je demande à tous les lecteurs de mon livre, poster un commentaire sur la page suivante http://semeunacte.com/ebooks :-)
Merci Antoine
Mohamed Semeunacte
Tout d’abord, félicitations pour ton article, je suis bien content d’être tombé dessus et je me sens concerné.
J’ai un parcours scolaire assez inédit. Je m’explique, j’étais un élève moyen au collège, on me disait toujours que je travaillais en dessous de mes capacités. C’était vrai, mais il y a plusieurs explications à cela. Tout d’abord, je n’ai pas eu une adolescence facile (parents en conflit permanent, alcoolisme pour mon père, problèmes d’argent) et je me suis renfermé sur moi-même pendant plusieurs années. Je pense même que c’est grâce à cela que l’informatique est devenue une passion si importante pour moi.
Après le collège, j’ai intégré une seconde générale, mais je n’ai pas réussi à passer en première et j’ai redoublé, toujours dans le même lycée. Les enseignants ont commencés à me voir comme un mauvais élève, probablement car à cet âge là, on est censé prendre les choses en main. Aucun d’entre eux n’a jamais essayé de me venir en aide et je ne cache pas que j’ai eu quelques ennuis lorsqu’ils ont essayés de me provoquer. Mon plus gros problème se trouvait cependant au niveau du contenu du programme. Je savais que même après trois ans, je n’aurai toujours pas effleuré l’apprentissage formel de ce qui se devait d’être mon futur métier.
J’ai raté une deuxième fois ma seconde. À ce moment là, je ne savais vraiment pas quoi faire de ma vie. Heureusement, j’ai eu une dernière chance et c’est celle qui m’a sauvée : j’ai pu préparer un BEP Électronique en une année au lieu de deux en temps normal.
C’est à cette période là que j’ai eu un déclic. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé dans ma tête, mais depuis tout à changé. Je me suis mis à travailler, beaucoup, et à apprendre par moi-même.
Un an plus tard, je suis entré en Bac Profesionnel MRIM (Installation et Maintenance des Réseaux Informatique). J’avais enfin l’occasion de mêler les études et ma passion pour l’informatique. Pour la première fois aussi, j’ai eu un professeur qui a semblé comprendre ce que je ressentais et j’entretiens encore des liens avec elle aujourd’hui. Ma motivation devenait de plus en plus grande et les résultats suivaient.
Deux ans plus tard, mon bac professionnel avec une mention très bien en poche, je décide de tenter de continuer mes études en intégrant un DUT Réseaux et Télécommunications en alternance. J’avais enfin réussi à atteindre un cycle d’études supérieures, et pour moi, il n’y avait pas de petites portes. Ces deux années d’alternance m’auront vraiment été bénéfiques, je suis devenu quelqu’un de beaucoup plus ouvert et, étant devenu financièrement autonome, j’ai pu quitter le domicile familial.
Bien que la différence de niveau et de mentalité fut un peu rude au début, je me suis adapté après quelques mois. Cette année là, je terminais premier de ma promotion. L’année suivante, je terminais à niveau premier avec en plus une énorme satisfaction : pouvoir intégrer une école ingénieur de qualité.
C’est ici que je suis aujourd’hui. Je suis rentré à l’UTC (http://www.utc.fr) début septembre en Génie Informatique et je compte bien prouver à tout ceux qui n’ont pas cru en moi à quel point ils avaient torts de ne pas avoir voulu m’être venu en aide lorsque j’en avais besoin.
Voilà pour mon histoire, j’espère qu’elle aura été intéressante.
PS : Si j’ai quelque chose à redire sur ton article, c’est probablement que je ne suis pas entièrement d’accord avec le passage sur la mémoire de la façon dont tu l’exposes. Avoir une bonne mémoire est un grand atout, mais il peut très bien être comblé par la répétition. C’est comme cela que j’ai tendance à fonctionner.
Maxime Bornemann a recemment ecrit..5 discours pour motiver et inspirer les technophiles
Salut Maxime, tout d’abord merci pour ton message et effectivement je peux te dire que ton histoire m’a interessé (je suis certain que c’est le cas d’autres lecteurs aussi)
En fait j’ai envie de pointer deux ou trois choses dans ton message, donc je me permets de te citer puis de commenter
« Je pense même que c’est grâce à cela que l’informatique est devenue une passion si importante pour moi. » Steve Jobs appelle cette habileté « connecting the dots » c’est la faculté de regarder en arrière et de voir le bonheur dans le malheur. Perso je pense que c’est primordiale d’avoir cette compétence.
« j’ai eu un déclic. Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé dans ma tête, » Je t’invite à véritablement cherché car en vérité ce déclic n’est pas arrivé au hasard, il y a une « gachette émotionnelle » qui se cache là derrière. Si tu la trouves tu pourras à volonté te mettre dans un état de volonté presque absolue
« je compte bien prouver à tout ceux qui n’ont pas cru en moi à quel point ils avaient torts de ne pas avoir voulu m’être venu en aide lorsque j’en avais besoin. » En fait si ta force tu la tires de la volonté de dire « je suis meilleur que ce que vous pensiez de moi » alors Amen, fonce et surtout fais savoir à ces gens ce que tu es devenu !
Enfin « c’est probablement que je ne suis pas entièrement d’accord avec le passage sur la mémoire de la façon dont tu l’exposes » parfait c’est excellent. Tu sais je demande toujours à mes élèves de me prouver que j’ai tort… en attendant j’ai raison lol. Je vais te demander de développer car le fait de répéter confirme ce que je dis sur la mémoire puisque « répéter » n’est destiné qu’une méthode de mise en mémoire. Bref j’ai besoin de plus pour pouvoir en discuter.
Bravo à toi Maxime, bravo pour ton parcours et comme je dis toujours « le meilleur est à venir :-) »
Merci pour ton commentaire
Mohamed Semeunacte
Bonjour a toutes et a tous,
Un nouvel article est paru récemment sur ma vision du prof au 21eme siècle, c’est par ici :
http://semeunacte.com/2011/05/05/le-prof-fait-place-au-project-manager/
Merci :-)
Mohamed Semeunacte a recemment ecrit..Pourquoi Etre Un Simple Prof N’a Plus De Sens Aujourd’hui – Place au Project-Manager !
Question à Maxime. Si les gens qui devaient t’aider l’avez fait, serais-tu là où tu es aujourd’hui ?
Regis a recemment ecrit..Être gavé ou participer (Partie 2)
Je ne sais pas. Une chose qui aurait changée aurait été la confiance que je porte aux gens en général et la façon dont j’arrive à m’ouvrir à eux. Combler ces défauts me serait bénéfique au quotidien.
En revanche, m’en être sorti « tout seul » constitue une fierté personnelle et c’est certain que cela m’a forgé le caractère.
« La confiance que l’on porte aux gens » et « la confiance qu’il mérite qu’on leur porte » sont deux choses différentes.
Dans le premier cas, tu vois la confiance à travers les expériences qui ont fait ton vécu. Donc ton manque de confiance est entaché par le fait que tu as souffert.
Dans le deuxième cas, tu vois la confiance à travers les actions de tes collègues, tes amis bref de celles et ceux qui t’entourent. Ta souffrance n’entache plus ton regard, les actions et les paroles suffisent pour te forger une confiance… ou un manque de confiance.
Dissocier les deux n’est pas chose aisée mais c’est faisable. D’ailleurs c’est un des sujets dont je traite en boucle dans l’extrait paru aujourd’hui de mon prochain livre.
Vous pouvez y jeter un oeil ici :
http://semeunacte.com/2011/07/09/developpement-personnel-au-leadership-personnel/
Merci encore pour cette conversation très intéressante :)
Salut Mohamed,
Je suis d’accord avec toi dans la plupart de tes idées. Tu dis par contre que le bac est une assurance mais c’est à ce moment là que je ne suis pas d’accord : aujourd’hui, le bac ne vaut presque plus rien, on ne fait pas grand chose avec un bac, parfois même une licence semble trop léger… Quand je regarde les annonces de recherche d’emplois, je ne vois jamais « recherche bac ES » je vois très rarement en dessous de « recherche bac+2 avec expérience de X ans ».
En fait le bac assure l’entrée dans une école qui elle même assure le fait de pouvoir mettre le papier sous le nez de la personne qui te barre la route (pour citer ton exemple).
Bien sûr certains exercent des petits boulots à durée très courte qui ne demandent pas de réelles qualifications, mais c’est toujours à dessein de monter sa propre affaire ou de justement se payer une école.
Pour ce qui est du fait que l’école ne soit pas une question d’intelligence, je suis à 200% d’accord avec toi.
Je me rappelle une année, un camarade de classe apprenait tout par coeur et se tapait des notes flirtant avec le 20.
De 1) dans cet aspect là de l’école ça nous révèle qu’en apprenant des choses par coeur sans parfois ne jamais rien comprendre peut permettre d’obtenir des bonnes notes, je me demande souvent si le but de certains profs est de nous apprendre des choses ou de nous faire avoir des bonnes notes.
De 2) ce camarade était bête comme une carpe mais tout le monde le considérait comme un intellectuel parce qu’il avait de bonnes notes.
Un ingénieur qui a un doctorat et avait toujours une moyenne de 18 au Lycée mais qui fait bêtement ce que son supérieur lui ordonne n’a rien d’intelligent.
Un gars qui n’a pas de bac et avait une moyenne de 10 au collège mais qui a volé plusieurs musées dit inviolables pour un butin de plusieurs millions est un gars intelligent.
Pourtant l’un avait 10 au collège (et aurait eu certainement moins au Lycée) et l’autre 18 + un doctorat.
À mon humble avis : ne croire qu’en l’école et les notes, c’est pour les moutons ; car si on se contente de ça, on ira jamais loin. Les choses de la vie qui sont les plus importantes à savoir sont celles que personne ne nous apprend.
Tiens encore un truc (j’écris mes commentaires sur ce genre d’articles parallèlement à ma lecture), ce que tu dis à la fin est pure vérité, je suis certain que presque tout le monde se dit « le but à l’école, c’est d’avoir de bonnes notes » mais si c’était vrai, l’utilité d’y consacrer tant d’années serait inexistante. Le but c’est d’apprendre, certes des choses parfois inutiles et incongrues, mais on peut aussi se servir de l’école pour apprendre et découvrir des choses qu’elle ne nous enseigne pas, ou on peut s’en servir pour nos propres projets.. on devient un hacker de l’école (hacker au sens d’origine du terme).
Ton article est super, et désolé pour ce si long commentaire (heureusement qu’on est pas sur twitter lol)
Alexis a recemment ecrit..Plus c’est mignon, plus c’est méchant
Bonjour Mohamed,
Père immature et samouraî intègre…tu pourras ajouter à ton profil « prof atypique »!
C’est certainement celà que tes élèves apprécient et recherchent. ça te permet en outre de capter naturellement leur attention. J’espère que tu as été approché pour contribuer à la formation de tes collègues, jeunes et moins jeunes.
Je rejoins ta philosophie et ta perception de l’Ecole ; s’approprier les règles d’un système pour en tirer le meilleur parti, à savoir : en un mot comme en cent, s’adapter.
Bravo pour ce billet.
Jean-Pierre, je suis au regret de te dire que je n’ai jamais été approché par qui que ce soit dans ces domaines, ce n’est pourtant pas faute d’avoir mon CV complet en ligne : http://www.linkedin.com/in/mohamedmouras :-)