• arpenter le chemin

Il y a une différence entre connaitre le chemin… et arpenter le chemin.

  • Le chemin de l’entreprenariat je le connais.
  • Le chemin du développement personnel, je le connais.
  • Le chemin du coaching et de la formation, je les connais.

Aujourd’hui il est temps d’arpenter le chemin. Et c’est pour cela que j’ai lancé iShift.fr, pour commencer à arpenter le chemin de l’entreprenariat. Jusqu’à aujourd’hui, j’avais systématiquement refusé les demandes d’accompagnement qu’on m’avait formulées. Mon retour en France a été l’occasion de tous remettre à plat. Je ferme (mais pas vraiment) le livre de mon expatriation et j’ouvre celui l’entreprenariat.

Pourquoi maintenant ?

Si vous me lisez souvent, vous savez que je suis revenu d’Oman en Juin dernier. Je n’ai pas blogger là-dessus mais c’est pour la naissance de mon second fils, Djebril, que j’ai pris la liberté de revenir un peu en avance.

Je devais retourner dans le Golfe en septembre mais pour deux raisons principales, je n’y suis pas retourné. Mon premier bonhomme, Adam, est rentré en maternelle… c’est un grand maintenant. Et ma femme ne voulait pas qu’il commence sa scolarité à l’étranger. Il y a eu des débats… certains plus animés que d’autres… mais au final nous nous sommes mis d’accord : le temps était venu de tourner la page.

J’ai fait comme tout le monde, j’ai cherché du travail. J’ai fait comme tout le monde, je suis rentré chez moi la queue entre les jambes. Cela fait 4 ans que je ne vis plus en France. Cela fait 4 ans que je n’ai plus eu à faire avec le marché de l’emploi français. Je ne m’en portait pas plus mal, mais vous savez ce que c’est. Parfois l’autre vous manque tellement que vous êtes prêt à tout pour le revoir.

J’ai été tout de même impressionné de voir que rien n’y fait. Les diplômes ne valent rien. L’expérience à l’étranger est une sirène que les recruteurs n’entendent pas. Le fait d’être trilingue (et d’avoir des entretiens en anglais avec des gens moins compétents que soi) n’est pas non plus quelque chose qui les attire… ou les inquiète. Non rien n’y fait !

Le must du must de ma tournée des recruteurs fût tout de même lorsque cette directrice de lycée m’a refusé un poste sur le motif que : j’habite une ville dite « sensible ». J’ai bien essayé de savoir si cette gentille dame avait déjà entendu parler de « plaintes pour discriminations »… apparemment elle n’a pas apprécié ma blague. Enfin… vous me direz : l’humour n’a jamais été beaucoup apprécié des recruteurs, n’est-ce-pas ?!

Quand les planètes s’alignent.

A dire vrai, je ne sais pas vraiment si les planètes étaient alignées le jour là mais une vérité s’est imposée à moi : le problème n’est pas le monde du travail, le problème c’est le travail. Le problème c’est de se lever le matin pour nourrir les rêves d’un autre. Le problème c’est de louer son cerveau pour 15 euros de l’heure à un homme ou une femme qui en prend 10 fois plus.

La vérité m’est apparue dans toute sa splendeur : Je suis un idiot ! Un idiot plutôt beau-gosse mais un idiot quand même. Le fait de tourner la page du Golfe peut être vécue de deux manières :

  • Soit je remets ma tête dans un marché de l’emploi qui ne veut pas de moi et je ne cesse de réviser mes attentes à la baisse jusqu’à ce qu’un employeur charitable à tête de vautour veuille bien m’embaucher pour le SMIC et me demande de faire le travail d’un responsable.
  • Soit je réalise un projet qui me tient à cœur depuis des années et que je ne cesse de remettre au lendemain car… ce salaud me fait peur ! Oui vous avez bien lu, j’ai peur… non honnêtement ? J’ai une trouille bleue… voir même bleue-violette les jours de grand froid !

Je n’ai jamais eu de vrais soucis avec le marché de l’emploi auparavant. Je n’avais pas deux enfants auparavant. Je ne mesure qu’aujourd’hui le courage qu’il faut pour abandonner la sécurité et tenter de réaliser ses rêves… lorsqu’on a une famille à charge.

Mais le jeu en vaut la chandelle.

Mon idée la voici : je suis en train de créer une société de formations interculturelles. En parallèle de cette activité de formation, je vais mettre en place des offres de coaching dans trois domaines principaux : l’anglais (Bilingue en 6 mois), le développement personnel et le Leadership.

Oui certains l’auront déjà compris, Semeunacte va se transformer au fil des mois à venir. A travers la création de iShift.fr, mon souhait était de ne pas polluer ce blog avec des offres que l’audience de S1A n’a jamais demandée. Le coaching en développement personnel est une autre histoire.

Soyons clair dès le début. Cela fait deux ans que je blogue et l’une des choses que mes lecteurs apprécient particulièrement est le manque criant de pubs « ciblées » débiles BNP et compagnie. Cet aspect restera tel quel. Mon blog est beau et ne sera pas défiguré par de l’Adsense inadapté.

Cependant les choses vont changer concernant ma personne. Vous verrez désormais apparaitre de temps à autre des articles mettant en avant mon offre de coaching en langue et en épanouissement personnel. Rien d’envahissant et cela restera ponctuel. Si vous n’êtes pas satisfait de la tournure des choses, je comprends, on se quitte là, sans rancune aucune. Merci d’avoir suivi Semeunacte. N’oubliez pas de vous désabonner de ma NewsLetter pour ne plus jamais être importuné.

Si la nouvelle direction de Semeunacte vous plait ou tout au moins que vous n’avez rien contre le fait que je veuille commencer à gagner ma vie par l’intermédiaire de l’un de mes atouts majeurs, mon blog, alors restez dans le coin, les changements seront à peine perceptible pour les lecteurs lambda et pourraient même plaire à celles et ceux qui m’ont déjà demandé de les accompagner dans leurs projets.

Pour finir, voilà ma réponse

Cet article a été fomenté dans le but de répondre à un jeune homme qui a commenté récemment sur mon article Steve Jobs Etait Motivé Par SES Rêves, et Vous ? Je vous laisse lire son commentaire :

Je pense que son dopant, ce qui l’a poussé à faire ce qu’il avait, en ayant plus de couill°°° que nous tous réunis c’était la mort ; il était plus conscient que nous de son existence, de sa réalité et savait donc qu’elle allait forcément l’atteindre rapidement, c’est comme ça qu’il a su qu’il n’avait plus rien à perdre et qu’il a mis le paquet dans tout ce qu’il voulait faire.

@Alexis. Tout d’abord merci pour ton commentaire, il m’a fait cogiter au delà de ce à quoi je m’étais habitué ces derniers temps. J’aurais mis du temps à te répondre et je m’en excuse. A cela une raison principale : mes articles peuvent faire trois pages mais je n’aime pas parler pour rien dire. Je voulais exprimer ma réponse en le moins de mots possibles. Pourquoi ? Parce que j’aime l’écriture et j’aime écrire avec style. Voilà donc ma réponse :

Il y a une différence entre connaitre le chemin… et arpenter le chemin.

Je suis sur le point d’entreprendre aujourd’hui un chemin que des hommes comme Steve Jobs ont déjà arpenté. Mes raisons de le faire peuvent être résumées par cette seule phrase :

J’en ai marre de travailler pour les rêves d’autrui.

Je ne sais pas si ce projet sera encore vivant dans 5 ans. Dans 2 ans, très probablement mais plus… je n’en sais rien. Aujourd’hui je ne pense pas à réussir à grande échelle, je pense à réussir ! Voilà tout.

Il y a une deuxième raison pour laquelle j’aime tout ramener à une simple phrase. Je le fais car je veux quelque chose de facilement assimilable et qui puisse convenir à beaucoup de situations. Arpenter le chemin est une manière pour moi de me rappeler qu’aujourd’hui ce n’est pas un travail que je crée, c’est un nouveau mode de vie… peut-être une nouvelle vie. Une vie à la Steve Jobs… à mon échelle.

Beaucoup d’inconnu se dresse en face de moi et comme je l’ai dit plus haut, j’en ai peur. Mais la peur n’à pas réussi à étouffer en moi l’envie de vivre ce que des hommes comme Tony HSIEH de Zappos ont vécu. Il est donc temps d’arrêter d’avoir peur de vivre mes rêves… ou au moins de mettre la peur de coté, de faire un bout de chemin ensemble et de voir qui de nous deux est le plus tenace.

Une dernière chose. Tu as dit : « il était plus conscient que nous de son existence ». J’aime cette phrase, il y a définitivement une différence entre vivre et survivre. Si c’est pour continuer à survivre, c’est pas la peine. Aujourd’hui il est temps de vivre. Je veux avoir des histoires à raconter sur mon lit de mort.

Je veux me motiver et réussir ma vie, J’en suis capable, envoyez-moi gratuitement les ressources pour commencer à changer dès aujourd’hui

Écrit Par Mohamed MOURAS

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