Tout a commencé quand je suis parti chercher mon fils à son école.

Apparemment, je n’avais pas le droit d’entrer par le portail du parking, ce n’est pas dans le règlement. J’ai eu beau argumenté sur le fait que les assistantes maternelles laissent les enfants sortirent plus tôt, on m’a répondu qu’il fallait avoir une discussion avec ces « aides » qui se permettent de travailler 5 minutes de moins (il était 17h15).

Lorsque la dame qui m’a interpellé est partie voir les assistantes maternelles, une jeune fille de primaire m’a dit qu’elle aussi, elle aurait bien aimé rentré chez elle… mais que ce n’était pas dans le règlement. Ce à quoi ma réponse fût :

  • A quoi ça sert un cerveau ?
  • Hein… ?
  • Deux… à quoi ça sert un cerveau ?
  • Ben à réfléchir
  • Exactement, un cerveau sert à réfléchir, pas à appliquer un règlement sans comprendre pourquoi tu dois le faire.

Une autre jeune fille est partie « rapporter » à celle qui m’avait « engueulé ». Voici le dialogue qui suivit :

  • Vous avez parlé avec les enfants ?
  • C ‘est contre le règlement ?
  • Non, mais elle me dit que vous leur avait dit quelque chose de bizarre
  • A quoi sert un cerveau ?
  • Pardon
  • Je leur ai demandé à quoi servait un cerveau. J’en profite pour vous le demander à vous aussi. A quoi sert un cerveau ?
  • Vous vous êtes profs !
  • J’étais… mais ce n’est pas à ça que sert un cerveau.
  • A réfléchir !
  • Exactement, un cerveau sert à réfléchir, pas à appliquer un règlement sans comprendre pourquoi tu dois le faire.

La suite fût intéressante. Elle m’a expliqué que la mairie avait mis en place ce règlement en se souciant de la sécurité des enfants. Je la corrigeais en lui faisant remarquer que la mairie se souciait des problèmes d’assurance et de plaintes qui pourraient suivre. Elle regarda autour d’elle et voici ce que ces mots furent :

  • Monsieur, c’est du n’importe quoi et tout le monde le sait… mais c’est le règlement.

Never Settle !

J’ai fait des choses stupides dans ma vie du fait de ma tendance à la désobéissance mais est-ce que je les regrette ? Très sincèrement non ! Je sais que ma vie serait plus facile si je faisais comme le monsieur derrière moi « oh excusez-moi, je ressors »… mais vivre à genoux, est-ce vraiment une vie ?