Je tiens à remercier les éditions Maxima pour l’opportunité de ce partenariat.
INFO : Mon prochain livre sortira très prochainement. Vous pouvez lire un extrait public ici :Du Développement Personnel au Leadership Personnel. Bien entendu mon premier livre reste téléchargeable gratuitement en vous abonnant à la NewsLetter de Semeunacte (1 mail par semaine). Vos commentaires et suggestions sont les bienvenues :)
« Après quatre ans d’investissement très progressifs, sans apport personnel ni aide particulière, je peux enfin profiter de la vie sans me soucier du lendemain. Pourquoi pas vous ? »
J’ai une question pour commencer poliment cette critique de livre : combien de fois avez-vous lu ce genre d’introduction alléchante à l’arrière d’un livre ? Je dois dire que je ne sais même plus parce que j’ai arrêté de compter quand j’ai dépassé la cinquantaine.
J’ai vu pour la première fois le livre d’Elise Franck il y a pas mal d’années et après avoir lu la promesse de la quatrième de couverture, j’avais gentiment reposé le livre en me disant à moi-même : mais bien sûr ma grande… si c’était aussi facile de devenir rentier tout le monde aurait déjà sauté sur l’occasion…
Ce n’est que des années plus tard, plusieurs dizaines de lectures plus tard et quelques années à mûrir le sujet de l’investissement et ses variantes que l’occasion m’a été donné de lire le livre de cette jeune femme. Je n’ai aujourd’hui qu’une chose à dire : je me mettrai bien quelques baffes !
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Riche… ou indépendant financièrement ?
Je n’ai découvert le concept d’indépendance financière que récemment notamment grâce à la lecture de divers blogs sur le sujet. J’ai mis un temps fou à m’apercevoir qu’en matière de richesse aussi on peut vivre dans le gris. Pour moi (et pour pas mal de lecteurs j’imagine) soit vous êtes riche, soit vous êtes pauvre. Ce qu’Elise propose c’est une méthode pour couper le cordon ombilical qui vous lie à votre mère-patronne. Et c’est exactement ce qu’on a besoin de lire en période de crise !
Cela ne fait pas longtemps que je suis rentré en France et l’atmosphère est quelque peu toxique… non je ne parle pas de Fukushima. Ici tout le monde vous regarde bizarrement lorsque vous parlez de vos objectifs de vie. Et au risque de passer pour un fou furieux, voici justement mes objectifs :
- Je ne veux plus dépendre d’un chèque à la fin du mois (quand bien même les miens sont honnêtes)
- Je ne veux plus entendre le mot « précarité » ou « crise » et me sentir concerné
- Je veux être propriétaire (vraiment proprio… pas au sens où la banque peut tout m’enlever en cas de défaut de paiement)
- Je veux être rentier… sans forcément être retraité
Est-ce vraiment trop demandé ? C’est justement l’auteur qui raconte que les premières fois où elle a parlé de son projet de devenir rentière en 4 ans aux banquiers, ces derniers lui ont quasiment ri au nez. Elle a du finalement se résigner à ne plus en parler de prime abord et plutôt la jouer au coup par coup. Un investissement après l’autre.
J’ai une question messieurs les banquiers-salariés : est-ce un rire jaune que je vois désormais sur vos visages ?
Mais justement si c’est la banque qui paie le bien, comment s’enrichir en 4 ans ?
Lorsqu’on ne s’intéresse pas vraiment à un domaine, il est très facile de tomber dans les clichés mille fois entendu. L’un des clichés en question (et que je partageais) est le suivant : que j’achète ma résidence principale ou un investissement locatif par l’intermédiaire d’un crédit… jusqu’à la fin du crédit c’est ma banque qui en est propriétaire – pas moi !
Elise détruit ce premier préjugé en montrant qu’il est possible de défier ce schéma si l’on s’en tient à un plan d’investissement préétabli. Elle propose d’ailleurs son propre exemple, un modèle simple qu’au final n’importe quel particulier peut suivre :
- 1ère achat pour de la location
- 2ème achat pour de la location
- 3ème achat pour de la revente immédiate
L’auteur explique que ce schéma lui à permis de garder sa capacité d’emprunt et en même temps de faire une jolie plus-value de 45 000 euros brut.
Des chiffres, Elise Franck n’en est pas avare. En lisant on sent une grande honnêteté chez cette personne. Elle ne cherche pas à cacher ses secrets ni à gonfler quoi que ce soit. Bref on apprend vraiment en lisant ce livre.
Puisqu’Elise ne cache rien, quel est l’originalité de sa méthode ?
Voici comment elle résume elle-même sa manière de faire : au final les étapes sont simples et reproductibles par tout un chacun… encore faut-il avoir son talent et son expérience :
- Repérer des biens à bas prix et en augmenter la valeur grâce au Home Staging
- Emprunter à la banque tout en veillant à votre capacité d’emprunt
- Trouver des entreprises en bâtiments efficaces et compétitives
- Faire des achats-reventes pour les plus-values et aussi conserver sa capacité d’emprunt
- Utiliser les plus-values pour acheter sans emprunt
- Louer en meublé afin d’avoir des loyers supérieurs aux échéances bancaires.
- Diversifier ses investissements (habitation, local commercial, parkings)
Comme vous pouvez le voir, tout est simple mais ce n’est pas pour autant que c’en est facile. Je rajouterai que l’auteur conseil à plusieurs reprises de ne pas se précipiter pour les échéances dues à la banque et au contraire d’essayer d’échelonner sur un maximum d’années pour réduire leurs montants. C’est un conseil qui fait sens puisque par définition un bien immobilier loué est payé par les locataires, pas les propriétaires (dans l’idéal).
Avec tout ça est-ce que la rentabilité est vraiment au rendez-vous ?
Lorsqu’on achète un bien immobilier en tant que particulier, deux cas de figure peuvent se présenter :
- On achète ce bien dans l’idée de faire du locatif
- On l’achète pour en faire sa résidence principale
Si vous achetez un bien pour en faire votre résidence principale, sachez que votre capacité d’emprunt sera presque nulle après l’achat du-dit bien. C’est une évidence puisque vous devenez automatiquement celui qui doit le loyer à la banque. Il fallait quand même le repréciser.
Certaines personnes cependant achète un bien pour en faire leur résidence principale mais décide de revendre en peu de temps. Le but ici est de faire une plus-value maximum étant donné que cette dernière n’est pas soumise à taxation vu que c’est votre seule résidence.
Le problème avec ce système est qu’il ne marche que si on n’a pas beaucoup à déménager chaque fois… ou qu’on adore se casser le dos dans des escaliers en colimaçon de m… (C’est du vécu). Je ne parlerai même pas du fait qu’après quelques opérations de ce type, ça m’étonnerait fortement que les impôts ne vous tombe pas dessus.
Si vous achetez pour louer c’est différent. Si votre affaire est rondement mené est que les loyers couvrent les échéances, votre capacité d’emprunt restera « presque » inchangée. Pourquoi presque ? Parce que les banquiers ne tiennent compte que de 70% de vos revenus fonciers dans le calcul qui leur sert à établir votre capacité d’emprunt.
Sachez que vous serez aussi imposé à hauteur de 27% sur vos revenus fonciers en tant que loueur particulier. C’est ce qui fait dire à Elise qu’un bien n’est vraiment intéressant à l’achat que s’il est sous-évalué de 15 à 25% par rapport à la moyenne du marché. Impossible de trouver ce genre d’affaires ? Je suis là aussi d’accord avec l’auteur qui donne un certain nombre de critères auxquels il faut faire attention avant d’acheter.
- En effet un bien doit :
- Etre moins cher que les biens immobiliers environnants
- Etre potentiellement perfectible
- Etre bien exposé à la lumière
- Etre examiné dans ses moindres recoins
- Avoir un diagnostique technique et énergétique complet prêt à être consulté
Dans un marché tel que celui d’aujourd’hui, est-il encore possible de faire ce qu’Elise Franck a fait ?
La réponse de l’auteur est sans équivoque : OUI !!!
Bien évidemment, elle veut vendre son livre me répondront les plus sceptiques. Tout d’abord je comprends qu’elle puisse prêcher pour sa paroisse. Ensuite je vais vous dire une parole que je prononce souvent : c’est quand tout va mal que tout va bien !
La méthode d’Elise ne repose pas sur des données intiment liées à la situation économique. Ces conseils font sens. Dans un contexte comme celui que nous connaissons aujourd’hui, de moins en moins de personnes vont se précipiter pour acheter. Ces personnes là ne vont pas rester à la rue pour autant. Elles vont louer… et c’est là que les investisseurs comme Elise peuvent se remercier d’avoir osé prendre des risques calculés.
Comment calcule-t-on le risque dans l’immobilier ?
Devenir indépendant financièrement n’est pas facile mais c’est simple. Lorsqu’on est comme le commun des mortels, chaque opération financière doit être savamment orchestré et les risques dument calculés.
L’auteur préconise un certain nombre d’éléments à connaitre pour être en mesure d’investir dans l’immobilier :
- Savoir qui sont les acquéreurs et les locataires d’aujourd’hui
- Quels sont leurs principaux comportements
- Qui prend les décisions et pour quoi ?
- Les raisons de leur déménagement
Connaitre les priorités des acquéreurs et des locataires est aussi crucial que savoir qui ils sont (n’oubliez pas qu’Elise fait dans le meublé)
- L’entrée (on n’a qu’une seule chance de faire une première impression)
- La cuisine
- Le séjour
- La salle de bain
- Les chambres
- Les toilettes
- Les rangements
- Les parties communes
Le talent de l’auteur et c’est d’ailleurs c’est ce qui lui a permis d’ouvrir sa propre société Elise Franck Conseil, c’est de savoir rendre ses appartements uniques. Ce sont toutes les améliorations qu’elle apporte à ses biens qui font qu’en tant que propriétaire, elle peut se permettre de louer 15% plus cher et qu’en tant que vendeuse, il lui est arrivé de vendre un bien presque deux fois le montant de son achat.
Comme il est temps de finir cette critique de « comment je suis devenue rentière en quatre ans » et que je pense n’avoir rien dit de négatif sur ce livre… je crois qu’il est temps de me défouler.
- L’auteur écrit comme sur un blog… ben je n’ai pas grand-chose à redire de mauvais il faut bien que je meuble (jeu de mots).
- Elise se répète souvent, c’est sûrement dû à son âge avancé. On n’y peut rien quand la sénilité vous guette…
Plus sérieusement, un très bon livre que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire (en deux jours) et à chroniquer (en trois heures).
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Tu te lances dans l’imo?
fabrice a recemment ecrit..Tourisme et sécurité en Colombie: le vécu de Jonathan et Benjamin
Dans ma vie privée oui. Sur mon blog, je n’ai pas envie d’en parler… sur le blog d’un autre… wait and see :-)
Bonjour Mohamed,
j’ai beaucoup aimé ta chronique. C’est le ton humoristique peut etre?
Cependant, je ne pense que pas cette stratégie soit possible à mettre en place par tout le monde. Il faut avoir du temps à consacrer à ce projet. On ne peut pas trouver un logement pas cher en cherchant dans « le bon coin ». Il faut passer son temps dans les agences, voir les commercants, discuter, téléphoner,… se construire un réseau en fait…
Ensuite, les prestatataires doivent etre des personnes bons marchés et en qui on a confiance sinon c’est encore une perte de temps. Nous avons tous des amis qui se sont lancés dans un projet de construction immobilière. Ils ont vite compris qu’ils allaient devoir passer toutes leurs soirées et leurs week end sur le chantier à vérifier que tout se passe bien (ce qui n’est généralement pas le cas…)
Bref, l’immobilier comme investissement me semble un boulot à plein temps.
Michael a recemment ecrit..Comment passer de bonnes vacances à deux
@Michael, de l’humour dans ma chronique… ah bon ? lol
Perso je n’habite pas dans une grande ville donc je ne partage pas ton avis. Les bons coups sont toujours présents. Ils ne sont pas facile à trouver (j’en sais quelque chose) mais pas forcément impossible.
Enfin la situation est surement différente dans les grandes villes.
En effet pas possible dans les grande villes.
J’habite à Paris : inapplicable….
Si une personne l’a fait… tout le monde peut le faire !
Connaissez-vous le marché immobilier parisien ?
A moins d’un apport et de revenus (nettement) supérieurs à la moyenne, ce n’est pas jouable
@will en effet je ne connais pas le marché parisien plus que ça. Mais si tu observes ma réponse à ton commentaire ce n’est pas sur le terrain immo que j’ai répondu. Je maintiens donc ce que j’ai dit. Elise n’est en rien différente de toi et moi et l’époque n’explique rien. Les meilleures affaires se font en général quand tout va mal. Quand à l’apport ?
Ceux qui veulent faire trouvent des moyens, ceux qui ne veulent rien faire trouvent des excuses.
@Mohamed,
Elise Franck a commencé son business sans apport en gagnant un smic et demi en 2002, quand l’immobilier n’était pas aussi élevé sur Paris.
Aujourd’hui, c’est tout simplement impossible sans apport et revenus conséquants quand on voit l’état du marché car il ne faut pas oublier qu’on est également obligé de se loger en même temps, que ce soit en payant un loyer un à rembourser un crédit immo pour sa résidence principal.
S’il te reste 700 ou 600 euros pour vivre et pas d’apport et que tu veux acheter un bien en plus a au moins 80 000 ou 90 000 euros + 20 000 euros de travaux pour rénover, la banque ne te recevra même pas.
Je parle de Paris intra muros spécifiquement.
On peut acheter en grande banlieue (deuxième couronne), c’est moins cher, mais la garantie de trouver un locataire n’est pas du tout la même, et le risque de finir en surendettement non négligeable en cas de vacances prolongées du logement.
Le terme de rentier me laissait un peu songeuse… on doit s’ennuyer, non? mais en réfléchissant, acheter, louer, revendre des logements, est-ce que ça ne ressemble pas (un peu) à monter son affaire comme agent immobilier?
Dans le fond, je crois que je ne pourrais pas suivre cette « méthode », ça me paraît trop bizarre de revendre quelque chose deux fois le prix qu’on l’a acheté… j’aurais des scrupules. :p
Tant pis, quitte à monter mon affaire, je crois qu’autre chose me conviendra sans doute mieux (!).
… juste pour apporter un contre-point, j’imagine que tu as déjà dû penser à monter ton affaire? ;)
annette a recemment ecrit..Le testament des gouttes de pluie
@Annette eh bien je t’avoue que non, je n’ai jamais vraiment pensé à monter mon propre business… non je déconne, c’est juste que je vois ça à plus ou moins moyen voir long terme.
Ton commentaire me fait dire que tu vas probablement apprécié mon prochain article : une critique du livre de Nathalie Cariou « Prenez la responsabilité de vos finances ». Elle parle beaucoup des différentes états d’esprit qui accompagne l’argent et le fait de faire de l’argent.
Etre rentier est ennuyeux si et seulement si t’ennuyer fait partie de ton programme. Si tu as envie de continuer à travailler personne ne t’en empêchera. La seule différence est que tu bosseras dans des domaines qui te brancheront puisque le chèque en fin de mois t’importera peu.
Revendre deux fois le prix, c’est normal, trois fois aussi. Pourquoi te sens-tu responsable du porte-feuille des gens à qui tu vends ? S’ils ne pouvaient pas payer ce prix, ils ne le paierait tout simplement pas.
Mohamed a recemment ecrit..Ce Qu’est Le Leadership Personnel en 20 Attributs
Revendre deux fois le prix, c’est normal, je vois ce que tu veux dire… mais… je vais essayer d’expliquer mon point de vue, même si cela paraîtra naïf, idéaliste et que ça ne changera sans doute rien. ;)
Je crois que le prix d’une chose devrait être liée à sa valeur réelle et j’ai du mal à croire qu’on puisse faire doubler cette valeur réelle en peu de temps (même si détériorer un bien pour diminuer sa valeur est en revanche facile). Rénover un logement avant de le revendre, c’est augmenter sa valeur, c’est finalement le travail réalisé qui est rémunéré lors de la revente… mais jusqu’à doubler la valeur ou la tripler, cela me semble difficile.
Je sais qu’il est possible de revendre beaucoup plus cher en présentant bien les choses, en faisant du homestaging ou autre, mais est-ce que l’acheteur paie vraiment le prix de ce que c’est? Bien sûr, l’acheteur choisit de payer ou non… mais est-ce qu’il a vraiment le choix? Parce qu’il a besoin d’un logement, qu’il croit ce que lui explique le vendeur, il va s’endetter sur 30 ans au lieu de 15… Bien sûr, on n’en est pas responsable, mais… Je crois que c’est important de ne pas accepter de faire comme les autres, même si c’est son intérêt, pour faire ce que l’on croit juste.
Enfin, comme je ne sais pas ce que cette personne a fait exactement avant de revendre, je ne peux pas parler en connaissance de cause… je voulais juste dire que la recherche du profit (ou de son intérêt) n’est pas tout… et tu le sais déjà. ;)
annette a recemment ecrit..Le testament des gouttes de pluie
Voila ce que je sais Annette. Reprenons l’exemple de Elise Franck. Cette femme s’est auto-formé au home-staging. Elle s’est auto-formé au business immobilier. Combien coûte cette formation à ton avis ? Bien plus que ce qu’elle demande sur la revente de chaque appart’.
L’acheteur qui est prêt à payer le prix qu’elle demande ne s’est de toute évidence :
- soit pas formé à voir la valeur que tu appelles réelle d’un bien
- soit n’a aucun problème à payer le prix demandé car le bien correspond à ce dont il a ENVIE.
Quand tu vends une voiture, est-il de ta responsabilité de raconter tous les problèmes et bobo qu’a eu la voiture durant les 10 dernières années ou est-ce de ta responsabilité de ne cacher aucun vice et de laisser l’acheteur faire ce qu’il veut de la voiture pour qu’il l’achète en totale connaissance de causes. Tout en sachant que tu n’es responsable en RIEN des connaissances que l’acheteur a… ou n’a pas :)