Je tiens à remercier les éditions Maxima pour l’opportunité de ce partenariat.
« Après quatre ans d’investissement très progressifs, sans apport personnel ni aide particulière, je peux enfin profiter de la vie sans me soucier du lendemain. Pourquoi pas vous ? »
J’ai une question pour commencer poliment cette critique de livre : combien de fois avez-vous lu ce genre d’introduction alléchante à l’arrière d’un livre ? Je dois dire que je ne sais même plus parce que j’ai arrêté de compter quand j’ai dépassé la cinquantaine.
J’ai vu pour la première fois le livre d’Elise Franck il y a pas mal d’années et après avoir lu la promesse de la quatrième de couverture, j’avais gentiment reposé le livre en me disant à moi-même : mais bien sûr ma grande… si c’était aussi facile de devenir rentier tout le monde aurait déjà sauté sur l’occasion…
Ce n’est que des années plus tard, plusieurs dizaines de lectures plus tard, un livre que j’ai écrit moi-même sur l’entrepreneuriat et quelques années à mûrir le sujet de l’investissement et ses variantes que l’occasion m’a été donnée de lire le livre de cette jeune femme. Je n’ai aujourd’hui qu’une chose à dire : je me mettrai bien quelques baffes !
Riche… ou indépendant financièrement ?
Je n’ai découvert le concept d’indépendance financière que récemment notamment grâce à la lecture de divers blogs sur le sujet. J’ai mis un temps fou à m’apercevoir qu’en matière de richesse aussi on peut vivre dans le gris. Pour moi (et pour pas mal de lecteurs j’imagine) soit vous êtes riche, soit vous êtes pauvre. Ce qu’Elise propose c’est une méthode pour couper le cordon ombilical qui vous lie à votre mère-patronne. Et c’est exactement ce qu’on a besoin de lire en période de crise !
Cela ne fait pas longtemps que je suis rentré en France et l’atmosphère est quelque peu toxique… non je ne parle pas de Fukushima. Ici tout le monde vous regarde bizarrement lorsque vous parlez de vos objectifs de vie. Et au risque de passer pour un fou furieux, voici justement mes objectifs :
- Je ne veux plus dépendre d’un chèque à la fin du mois (quand bien même les miens sont honnêtes)
- Je ne veux plus entendre le mot « précarité » ou « crise » et me sentir concerné
- Je veux être propriétaire (vraiment proprio… pas au sens où la banque peut tout m’enlever en cas de défaut de paiement)
- Je veux être rentier… sans forcément être retraité
Est-ce vraiment trop demandé ? C’est justement l’auteur qui raconte que les premières fois où elle a parlé de son projet de devenir rentière en 4 ans aux banquiers, ces derniers lui ont quasiment ri au nez. Elle a dû finalement se résigner à ne plus en parler de prime abord et plutôt la jouer au coup par coup. Un investissement après l’autre.
J’ai une question messieurs les banquiers-salariés : est-ce un rire jaune que je vois désormais sur vos visages ?
Mais justement si c’est la banque qui paie le bien, comment s’enrichir en 4 ans ?
Lorsqu’on ne s’intéresse pas vraiment à un domaine, il est très facile de tomber dans les clichés mille fois entendus. L’un des clichés en question (et que je partageais) est le suivant : que j’achète ma résidence principale ou un investissement locatif par l’intermédiaire d’un crédit… jusqu’à la fin du crédit c’est ma banque qui en est propriétaire – pas moi !
Elise détruit ce premier préjugé en montrant qu’il est possible de défier ce schéma si l’on s’en tient à un plan d’investissement préétabli. Elle propose d’ailleurs son propre exemple, un modèle simple qu’au final n’importe quel particulier peut suivre :
- 1èr achat pour de la location
- 2ème achat pour de la location
- 3ème achat pour de la revente immédiate
L’auteur explique que ce schéma lui à permis de garder sa capacité d’emprunt et en même temps de faire une jolie plus-value de 45 000 euros brut.
Des chiffres, Elise Franck n’en est pas avare. En lisant on sent une grande honnêteté chez cette personne. Elle ne cherche pas à cacher ses secrets ni à gonfler quoi que ce soit. Bref on apprend vraiment en lisant ce livre.
Puisqu’Elise ne cache rien, quelle est l’originalité de sa méthode ?
Voici comment elle résume elle-même sa manière de faire : au final les étapes sont simples et reproductibles par tout un chacun… encore faut-il avoir son talent et son expérience :
- Repérer des biens à bas prix et en augmenter la valeur grâce au HomeStaging
- Emprunter à la banque tout en veillant à votre capacité d’emprunt
- Trouver des entreprises en bâtiments efficaces et compétitives
- Acheter et Revendre vite pour les plus-values et aussi conserver sa capacité d’emprunt
- Utiliser les plus-values pour acheter sans emprunt
- Louer en meublé afin d’avoir des loyers supérieurs aux échéances bancaires.
- Diversifier ses investissements (habitation, local commercial, parkings)
Comme vous pouvez le voir, tout est simple mais ce n’est pas pour autant que c’en est facile. Je rajouterai que l’auteur conseil à plusieurs reprises de ne pas se précipiter pour les échéances dues à la banque et au contraire d’essayer d’échelonner sur un maximum d’années pour réduire leurs montants. C’est un conseil qui fait sens puisque par définition un bien immobilier loué est payé par les locataires, pas les propriétaires (dans l’idéal).
Avec tout ça est-ce que la rentabilité est vraiment au rendez-vous ?
Lorsqu’on achète un bien immobilier en tant que particulier, deux cas de figure peuvent se présenter :
- On achète ce bien dans l’idée de faire du locatif
- On l’achète pour en faire sa résidence principale et y mettre sa petite famille
Si vous achetez un bien pour en faire votre résidence principale, sachez que votre capacité d’emprunt sera presque nulle après l’achat dudit bien. C’est une évidence puisque vous devenez automatiquement celui qui doit le loyer à la banque. Il fallait quand même le repréciser.
Certaines personnes cependant achètent un bien pour en faire leur résidence principale mais décident de revendre en peu de temps. Le but ici est de faire une plus-value maximum étant donné que cette dernière n’est pas soumise à taxation vu que c’est votre seule résidence.
Le problème avec ce système est qu’il ne marche que si on n’a pas beaucoup à déménager chaque fois… ou qu’on adore se casser le dos dans des escaliers en colimaçon de m… (C’est du vécu). Je ne parlerai même pas du fait qu’après quelques opérations de ce type, ça m’étonnerait fortement que les impôts ne vous tombent pas dessus.
Si vous achetez pour louer c’est différent. Si votre affaire est rondement mené est que les loyers couvrent les échéances, votre capacité d’emprunt restera « presque » inchangée. Pourquoi presque ? Parce que les banquiers ne tiennent compte que de 70% de vos revenus fonciers dans le calcul qui leur sert à établir votre capacité d’emprunt.
Sachez que vous serez aussi imposé à hauteur de 27% sur vos revenus fonciers en tant que loueur particulier. C’est ce qui fait dire à Elise qu’un bien n’est vraiment intéressant à l’achat que s’il est sous-évalué de 15 à 25% par rapport à la moyenne du marché. Impossible de trouver ce genre d’affaires ? Je suis là aussi d’accord avec l’auteur qui donne un certain nombre de critères auxquels il faut faire attention avant d’acheter.
En effet un bien doit :
- Etre moins cher que les biens immobiliers environnants
- Etre potentiellement perfectible
- Etre bien exposé à la lumière
- Etre examiné dans ses moindres recoins
- Avoir un diagnostic technique et énergétique complet prêt à être consulté
Dans un marché tel que celui d’aujourd’hui, est-il encore possible de faire ce qu’Elise Franck a fait ?
La réponse de l’auteur est sans équivoque : OUI !!! Il reste de la place pour celles et ceux qui visent l’indépendance.
Bien évidemment, elle veut vendre son livre me répondront les plus sceptiques. Tout d’abord je comprends qu’elle puisse prêcher pour sa paroisse. Ensuite je vais vous dire une parole que je prononce souvent : c’est quand tout va mal que tout va bien !
La méthode d’Elise ne repose pas sur des données intimement liées à la situation économique. Ces conseils font sens. Dans un contexte comme celui que nous connaissons aujourd’hui, de moins en moins de personnes vont se précipiter pour acheter. Ces personnes-là ne vont pas rester à la rue pour autant. Elles vont louer… et c’est là que les investisseurs comme Elise peuvent se remercier d’avoir osé prendre des risques calculés.
Comment calcule-t-on le risque dans l’immobilier ?
Devenir indépendant financièrement n’est pas facile mais c’est simple. Lorsqu’on est comme le commun des mortels, chaque opération financière doit être savamment orchestré et les risques dûment calculés.
L’auteur préconise un certain nombre d’éléments à connaitre pour être en mesure d’investir dans l’immobilier :
- Savoir qui sont les acquéreurs et les locataires d’aujourd’hui
- Quels sont leurs principaux comportements
- Qui prend les décisions et pour quoi ?
- Les raisons de leur déménagement
Connaitre les priorités des acquéreurs et des locataires est aussi crucial que savoir qui ils sont (n’oubliez pas qu’Elise fait dans le meublé)
- L’entrée (on n’a qu’une seule chance de faire une première impression)
- La cuisine
- Le séjour
- La salle de bain
- Les chambres
- Les toilettes
- Les rangements
- Les parties communes
Le talent de l’auteur et c’est d’ailleurs c’est ce qui lui a permis d’ouvrir sa propre société Elise Franck Conseil, c’est de savoir rendre ses appartements uniques. Ce sont toutes les améliorations qu’elle apporte à ses biens qui font qu’en tant que propriétaire, elle peut se permettre de louer 15% plus cher et qu’en tant que vendeuse, il lui est arrivé de vendre un bien presque deux fois le montant de son achat.
Comme il est temps de finir cette critique de « comment je suis devenue rentière en quatre ans » et que je pense n’avoir rien dit de négatif sur ce livre… je crois qu’il est temps de me défouler.
- L’auteur écrit comme sur un blog… ben je n’ai pas grand-chose à redire de mauvais, il faut bien que je meuble (jeu de mots inside).
- Elise se répète souvent, c’est sûrement dû à son âge avancé. On n’y peut rien quand la sénilité vous guette…
Plus sérieusement, un très bon livre que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire (en deux jours) et à chroniquer (en trois heures).









Tu te lances dans l’imo?
fabrice a recemment ecrit..Tourisme et sécurité en Colombie: le vécu de Jonathan et Benjamin
Dans ma vie privée oui. Sur mon blog, je n’ai pas envie d’en parler… sur le blog d’un autre… wait and see :-)
Bonjour Mohamed,
j’ai beaucoup aimé ta chronique. C’est le ton humoristique peut etre?
Cependant, je ne pense que pas cette stratégie soit possible à mettre en place par tout le monde. Il faut avoir du temps à consacrer à ce projet. On ne peut pas trouver un logement pas cher en cherchant dans « le bon coin ». Il faut passer son temps dans les agences, voir les commercants, discuter, téléphoner,… se construire un réseau en fait…
Ensuite, les prestatataires doivent etre des personnes bons marchés et en qui on a confiance sinon c’est encore une perte de temps. Nous avons tous des amis qui se sont lancés dans un projet de construction immobilière. Ils ont vite compris qu’ils allaient devoir passer toutes leurs soirées et leurs week end sur le chantier à vérifier que tout se passe bien (ce qui n’est généralement pas le cas…)
Bref, l’immobilier comme investissement me semble un boulot à plein temps.
Michael a recemment ecrit..Comment passer de bonnes vacances à deux
@Michael, de l’humour dans ma chronique… ah bon ? lol
Perso je n’habite pas dans une grande ville donc je ne partage pas ton avis. Les bons coups sont toujours présents. Ils ne sont pas facile à trouver (j’en sais quelque chose) mais pas forcément impossible.
Enfin la situation est surement différente dans les grandes villes.
En effet pas possible dans les grande villes.
J’habite à Paris : inapplicable….
Si une personne l’a fait… tout le monde peut le faire !
Connaissez-vous le marché immobilier parisien ?
A moins d’un apport et de revenus (nettement) supérieurs à la moyenne, ce n’est pas jouable
@will en effet je ne connais pas le marché parisien plus que ça. Mais si tu observes ma réponse à ton commentaire ce n’est pas sur le terrain immo que j’ai répondu. Je maintiens donc ce que j’ai dit. Elise n’est en rien différente de toi et moi et l’époque n’explique rien. Les meilleures affaires se font en général quand tout va mal. Quand à l’apport ?
Ceux qui veulent faire trouvent des moyens, ceux qui ne veulent rien faire trouvent des excuses.
@Mohamed,
Elise Franck a commencé son business sans apport en gagnant un smic et demi en 2002, quand l’immobilier n’était pas aussi élevé sur Paris.
Aujourd’hui, c’est tout simplement impossible sans apport et revenus conséquants quand on voit l’état du marché car il ne faut pas oublier qu’on est également obligé de se loger en même temps, que ce soit en payant un loyer un à rembourser un crédit immo pour sa résidence principal.
S’il te reste 700 ou 600 euros pour vivre et pas d’apport et que tu veux acheter un bien en plus a au moins 80 000 ou 90 000 euros + 20 000 euros de travaux pour rénover, la banque ne te recevra même pas.
Je parle de Paris intra muros spécifiquement.
On peut acheter en grande banlieue (deuxième couronne), c’est moins cher, mais la garantie de trouver un locataire n’est pas du tout la même, et le risque de finir en surendettement non négligeable en cas de vacances prolongées du logement.
Tiens tu as une rubrique investissement sur ton blog ;-)
Je suis malheureusement la position de Will et de Pierro concernant Paris et sa très proche banlieue. Elise Franck l’a fait il y a quelques années et les bonnes affaires d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. De plus les principes qu’elles appliquent fonctionnent bien dans un marché haussier uniquement.
J’ai lu le livre il y a un certain temps (1er ou 2ème édition je ne me rappelle plus) et c’est un bon bouquin ou elle décrit son système que tu as bien résumé. J’ai bien aimé le livre surtout à cause de la partie home staging car les transformations des logements sont impressionnantes. Pour en voir plus, il faut aller sur son site Web. Cela donne des idées, et acheter un appartement défraichi voir un peu « pourri » ne fait plus peur. C’est pour moi le vrai apport de ce livre. Ensuite et c’est puissant elle a transformé le fruit de ses expériences en business !
Gilles (Objectifs Liberté) a recemment ecrit..Travailler plus ?
Fais un rapide retour en arrière dans tes souvenirs, as-tu déjà entendu que Paris fût un jour « moins chère » ? On disait la même chose dans les années 80 puis 90 puis 2000.
Pendant que tout le monde disait que c’était impossible, Elise Franck l’a fait. Point barre !
Merci Gilles pour ton com’ :)
Malgré le respect que j’ai pour toi, je ne suis pas du tout d’accord. Elle l’a fait à un moment favorable. La réussite est aussi une question d’opportunités. Et je le redis, les opportunités ne sont plus à Paris, c’est aussi à cela que l’on reconnait un bon investisseur : le flair et la calculette. L’immobilier a encore un attrait en région mais plus à Paris. Le message d’Elise Franck n’en demeure pas moins utilisable ailleurs.
Quand à l’aspect financier, les rendements ça se calcule sur feuille Excell ou avec des simulateurs. J’ai un ami à moi qui a acheté il y a 15 ans et bien il a tout vendu aujourd’hui en faisant une belle plus-value. Quand aux acheteurs ils rament pour faire augmenter les loyers à mort pour avoir un rendement acceptable.
Pour ce qui est des prix, entre 1995 et 2000 il y avait de très bonnes affaires à Paris. Un prix pas cher ça se calcule !
En investissement il faut être contrarien, c’est à dire ne pas faire comme les autres. Et aujourd’hui tout le monde veut faire du locatif à 3% de rendement net …
Attention cela fait 25 ans que je vis à Paris et je connais donc bien les prix des loyers et des appartements. J’ai d’ailleurs failli passé à l’action pendant la bonne période (à un doigt de signer le prêt chez le banquier). Mais le temps des regrets est passé, il faut juste utiliser son expérience et aller chercher les bonnes affaires là ou elles le sont vraiment à présent.
Gilles (Objectifs Liberté) a recemment ecrit..L’argent ne fait pas le bonheur …
Le terme de rentier me laissait un peu songeuse… on doit s’ennuyer, non? mais en réfléchissant, acheter, louer, revendre des logements, est-ce que ça ne ressemble pas (un peu) à monter son affaire comme agent immobilier?
Dans le fond, je crois que je ne pourrais pas suivre cette « méthode », ça me paraît trop bizarre de revendre quelque chose deux fois le prix qu’on l’a acheté… j’aurais des scrupules. :p
Tant pis, quitte à monter mon affaire, je crois qu’autre chose me conviendra sans doute mieux (!).
… juste pour apporter un contre-point, j’imagine que tu as déjà dû penser à monter ton affaire? ;)
annette a recemment ecrit..Le testament des gouttes de pluie
@Annette eh bien je t’avoue que non, je n’ai jamais vraiment pensé à monter mon propre business… non je déconne, c’est juste que je vois ça à plus ou moins moyen voir long terme.
Ton commentaire me fait dire que tu vas probablement apprécié mon prochain article : une critique du livre de Nathalie Cariou « Prenez la responsabilité de vos finances ». Elle parle beaucoup des différentes états d’esprit qui accompagne l’argent et le fait de faire de l’argent.
Etre rentier est ennuyeux si et seulement si t’ennuyer fait partie de ton programme. Si tu as envie de continuer à travailler personne ne t’en empêchera. La seule différence est que tu bosseras dans des domaines qui te brancheront puisque le chèque en fin de mois t’importera peu.
Revendre deux fois le prix, c’est normal, trois fois aussi. Pourquoi te sens-tu responsable du porte-feuille des gens à qui tu vends ? S’ils ne pouvaient pas payer ce prix, ils ne le paierait tout simplement pas.
Mohamed a recemment ecrit..Ce Qu’est Le Leadership Personnel en 20 Attributs
Revendre deux fois le prix, c’est normal, je vois ce que tu veux dire… mais… je vais essayer d’expliquer mon point de vue, même si cela paraîtra naïf, idéaliste et que ça ne changera sans doute rien. ;)
Je crois que le prix d’une chose devrait être liée à sa valeur réelle et j’ai du mal à croire qu’on puisse faire doubler cette valeur réelle en peu de temps (même si détériorer un bien pour diminuer sa valeur est en revanche facile). Rénover un logement avant de le revendre, c’est augmenter sa valeur, c’est finalement le travail réalisé qui est rémunéré lors de la revente… mais jusqu’à doubler la valeur ou la tripler, cela me semble difficile.
Je sais qu’il est possible de revendre beaucoup plus cher en présentant bien les choses, en faisant du homestaging ou autre, mais est-ce que l’acheteur paie vraiment le prix de ce que c’est? Bien sûr, l’acheteur choisit de payer ou non… mais est-ce qu’il a vraiment le choix? Parce qu’il a besoin d’un logement, qu’il croit ce que lui explique le vendeur, il va s’endetter sur 30 ans au lieu de 15… Bien sûr, on n’en est pas responsable, mais… Je crois que c’est important de ne pas accepter de faire comme les autres, même si c’est son intérêt, pour faire ce que l’on croit juste.
Enfin, comme je ne sais pas ce que cette personne a fait exactement avant de revendre, je ne peux pas parler en connaissance de cause… je voulais juste dire que la recherche du profit (ou de son intérêt) n’est pas tout… et tu le sais déjà. ;)
annette a recemment ecrit..Le testament des gouttes de pluie
Voila ce que je sais Annette. Reprenons l’exemple de Elise Franck. Cette femme s’est auto-formé au home-staging. Elle s’est auto-formé au business immobilier. Combien coûte cette formation à ton avis ? Bien plus que ce qu’elle demande sur la revente de chaque appart’.
L’acheteur qui est prêt à payer le prix qu’elle demande ne s’est de toute évidence :
- soit pas formé à voir la valeur que tu appelles réelle d’un bien
- soit n’a aucun problème à payer le prix demandé car le bien correspond à ce dont il a ENVIE.
Quand tu vends une voiture, est-il de ta responsabilité de raconter tous les problèmes et bobo qu’a eu la voiture durant les 10 dernières années ou est-ce de ta responsabilité de ne cacher aucun vice et de laisser l’acheteur faire ce qu’il veut de la voiture pour qu’il l’achète en totale connaissance de causes. Tout en sachant que tu n’es responsable en RIEN des connaissances que l’acheteur a… ou n’a pas :)
Je suis assez d’accord. Les agents immobiliers sont souvent très très moyen. Aux USA, l’agent immobilier nettoie l’appartement, change la moquette, refais les peintures, tond le gazon pour etre sur de vendre. J’ai vu des dizaines d’appartement à Lyon qui n’était pas loué, ils étaient sales, avec de la vielle moquette, des trucs cassés. je me suis dit que le proprio allait perdre 6 mois de loyers à 1000€ pour éviter de dépenser 2-3000 € pour le faire joli. Ou est la rationnalité financière ? Dans l’immobilier, c’est dur, le marché est dur, mais comme il y a beaucoup de passifs, les bonnes actives personnes peuvent faire la différence.
Bonjour Mohamed,
Je n’ai jamais acheté ce livre parce que le système qu’elle propose ne peut pas correspondre à tout le monde et à tous les marchés.
je m’explique, je suis d’accord que quelque soit le marché et son état, il y a et il y aura toujours des opportunités. Mais trouver une maison de 120m2 avec un jardin de 300m2 à 120 000€ c’est peut être possible à Lanmeur (Bretagne)mais pas à Paris ni même en région parisienne, il faut être réaliste,(et de toutes manière les perspectives de plus value ne seront pas les mêmes non plus) sans compter que les banques ne font quasiment plus de financement à 110% a part le credit foncier et 2 ou 3 autres donc il faut au moins payer les frais de notaire.
Je connais peu de gens qui ont 20 000€ de coté à 25 ans ou même 30 ans !!!
Par conséquent sa stratégie est peut être plus facile à appliquer dans des petites villes mais a budget égale impossible dans les grandes villes comme paris.
Autre point important,la stratégie qu’elle propose n’est possible que si l’on est célibataire que l’on a pas d’enfant et que l’on vit chez papa maman.
Parce que quand tu vis dans une grande ville comme Paris, ou les loyers représentent la plupart du temps la moitié de ton salaire (ou presque), il n’est tout simplement pas possible de se dégager une capacité d’emprunt. D’autant que comme tu l’as précisé la banque ne prend en compte que 70% de tes revenus fonciers, donc le seuil des 33% imposé par les banques est largement dépassé !!! Seule solution être en couple pour augmenter sa capacité.
Alors oui, tu peut chercher des investissements moins importants (style parking etc) mais encore faut il connaitre le marché, on conseille toujours d’investir sur un marché que l’on connait bien et en générale celui que l’on connait c’est celui ou l’on habite ou habité pendant très longtemps, si l’investissement n’est pas proche de chez nous il faut quelqu’un de confiance et de compétant pour s’en occuper etc…
Bref tu peux devenir rentier mais certainement pas en 4 ans sur Paris avec des parkings ou des chambres de bonnes sans apports tou en devant payer le loyer ou le credit de ton logement principal.
En conclusion, une bonne stratégie a appliquer quand on a 20 ans et un revenu régulier et que l’on vit chez papa maman. Pour les autres il faudra s »y prendre différement.
A bientôt Lydie
Bonjour,
Je m’intéresse aux avis par-ci, par-là d’internet, quant à la méthode « Elise Franck ». En fait, je cherche surtout les arguments « CONTRE » puisque a priori sa méthode est très alléchante.
Un argument avancé parmi vos commentaires, celui de la « connaissance du marché » : si vous allez sur le site de Mme Franck vous constaterez qu’elle mets à notre service son savoir-faire, ainsi cet argument « CONTRE » n’en est finalement plus un.
Les banques n’offre quasiment plus du 110%, mais « quasiment » ne veut pas dire « toutes les banques ».
Ensuite, il est souvent mis en avant le marché immobilier parisien, mais si vous allez sur le site internet de Mme Franck, vous constaterez une fois de plus qu’elle ne s’intéresses pas uniquement à Paris, mais que c’est surtout de Lyon que proviennent ces derniers investissements.
Bref… J’attends encore THE argument « CONTRE ». Qui me l’apportera ?
Pour Lydie :
Désolée ce type de stratégie, peut s’appliquer à une femme de 40 ans, 3 enfants, en congé parental(donc plus de salaire, sauf les allocations CAF), allant rénover son bien le matin pendant que son petit dernier est à l’école (le matin) en Bretagne (!), gérant également les artisans, ayant un emprunt sur sa résidence principale, et la banque ayant financé ce bien à 110 %. Le bien ayant été remis au goût du jour a été vendu en 3 jours, alors que le marché immobilier dans notre ville était plus que mort (plus d’une centaine d’habitation en en vente à cette époque)
Oui nous passons pour des farfelus auprès de nos amis, et oui je me suis reconnue dans le livre d’Elyse Franck (et d’autres depuis), ce que je faisais pour mon plaisir, d’autres en ont fait leur métier…
Merci pour cette chronique intéressante et qui ne manque pas d’humour !
J’ai lu le livre aussi et je l’ai trouvé très pertinent, en tout temps, car pour moi, il n’y a pas de bonne ou mauvaise période pour investir, il suffit de le faire avec du bon sens.
Je pratique l’investissement immobilier depuis 8 ans et parfois j’utilise sa méthode, qui a toujours donné de très bons résultats.
Stéphanie a recemment ecrit..Comment je suis devenue rentière en 4 ans
C’est ce que je pense aussi Stéphanie, il faut savoir ce qu’on fait et comment mieux faire. Ensuite peu importe l’endroit où on habite, il y toujours des affaires à faire.