Tous les projets commencent de la même manière et votre dernière grande idée n’y fait pas exception (la mienne non plus d’ailleurs). Au début, nous ne savons même pas quoi faire tellement les tâches manquent et l’énergie existe à profusion. Cette énergie, c’est de la motivation pure, en fait j’appelle cela de la surmotivation.

Il n’y a qu’un problème avec la surmotivation, elle décline plus ou moins rapidement avec le temps. Pour certains, elle mettra des semaines à disparaitre et pour d’autres ce sera un simple problème de jours.

Comment peut-on mener un projet à bien lorsqu’on n’arrive pas à garder sa motivation intacte plus de quelques jours/semaines ? C’est bien simple, on n’y arrive pas, et je dis ça en connaissance de cause. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai mis au point la Méthode A.G.I.R (en promo pour les fêtes).

Pourquoi sommes-nous surmotivé au début ?

La première chose à comprendre c’est le mécanisme qui se cache derrière ce problème de surmotivation des débuts. Il est important de le comprendre parce que vous allez voir qu’une fois comprise, la surmotivation n’est pas vraiment un problème lorsqu’elle est contrôlée.

Etre surmotivé au début est normal et tout le monde l’est. La différence entre les individus se situe plutôt dans la gestion de cette surmotivation. Elle est donc normale pour plusieurs raisons :

  • Au début, on ne voit pas les obstacles qui se profilent
  • Au début, on focalise sur les bénéfices/gains à venir
  • Au début, les obstacles nous paraissent insignifiants du fait de la surmotivation
  • Au début, on ne réalise jamais l’ampleur de la tâche à accomplir
  • Au début, on parle beaucoup de son projet et cela entretient notre motivation

La surmotivation des débuts finit toujours par redescendre mais ce n’est pas un souci. Le vrai problème, c’est que la plupart d’entre nous ne savons pas comment gérer cette diminution parfois brusque de motivation. On finit par remettre en doute la validité de nos idées pour finir par remettre en doute notre projet entier. Alors comment éviter ce cercle vicieux ?

surmotivation dangereuseCommencez par répertorier toutes les raisons qui vous font démarrer !

Il y a des raisons communes à tous les êtres humains :

  • J’ai commencé à écrire ce blog en 2010 car je voulais vivre de mes écrits.
  • J’ai écrit des livres et créer des formations pour les vendre et gagner de l’argent
  • J’aime qu’on me complimente sur l’intérêt de mes formations et de mes articles

Après m’être dévoilé, je vous invite à en faire de même. Prenez une feuille et écrivez rapidement le pourquoi vous avez démarré votre dernier projet en date. Ne cherchez pas à remplir la feuille mais écrivez au moins 3 à 5 raisons, les premières qui vous viennent à l’esprit.

C’est fait ? OK ! Maintenant que vous avez les raisons les plus évidentes, souvent les raisons pécuniaires et/ou d’ego, vous pouvez passer aux raisons plus profondes :

  • J’ai finit par remarquer que le salariat ne me convenait pas/plus
  • Je veux contrôler ma vie et être mon propre Leader
  • J’aime trop le fait d’être libre de dire et faire ce que je veux
  • Je n’aime pas tendre la main pour un salaire, je me sens rabaissé
  • Je veux mettre ma famille à l’abri
  • Je veux construire quelque chose que je puisse léguer à mes enfants
  • Je veux être libre

Voilà les raisons intimes pour lesquels je fais ce que je fais aujourd’hui. Vous remarquerez que ce ne sont pas des raisons qui peuvent s’éteindre en quelques semaines. Ce sont des sentiments profonds en moi et j’ai passé presque 10 ans à éviter de penser à certains d’entre eux. Pourquoi ? Comme vous j’imagine, rentrer dans le moule qu’on m’avait préparé…

C’est à votre tour ! LA différence est que je vais vous inviter à écrire 33 raisons pour lesquelles vous avez démarré votre projet. Le but est clairement de vous faire réfléchir plus loin que vos habitudes quotidiennes de pensées.

Cette feuille est précieuse, gardez-là mais ne la cachez pas. Au contraire, elle doit être devant vous en permanence car votre motivation sera régénérée chaque fois que vos yeux tomberont dessus.

Ensuite, résistez à la tentation de vous lancer à corps perdu dans la création

La surmotivation est une très mauvaise conseillère en matière de gestion de projet efficace. Elle ne vous fait pas respecter les étapes nécessaires pour justement construire un projet sain. Et il y a 4 étapes que vous devez respecter :

  • La recherche
  • La planification
  • La création (les surmotivés des débuts sautent sur celle-ci)
  • L’analyse

Si ces étapes ne vous disent rien ou si vous pensez pouvoir en apprendre plus, je vous invite sincèrement à lire cet article : Gestion de Projet Efficace – Les Bases. Il vous permettra de comprendre de manière simple les étapes dont je parle.

Lorsqu’on est surmotivé, on a tendance à sauté les étapes de recherche et de planification. Pourquoi ? C’est simple, lorsqu’on commence un projet on veut faire, on veut assembler, on veut créer et le problème des étapes de recherche et de planification est que ce sont des étapes de réflexion, pas de création.

Et pourtant ! Ces étapes sont cruciales pour éviter l’aveuglement des débuts. Je vous expliquais plus haut que le principal problème de la surmotivation est qu’elle cadre notre regard pour nous empêcher de voir les écueils qui ne manqueront pas d’intervenir à un moment ou à un autre.

En respectant l’étape de recherche, vous vous garantissez de voir les problèmes avant qu’ils n’arrivent. Posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce que quelqu’un à déjà fait ce que je m’apprête à faire ? (rangez votre ego, la réponse est oui)
  • Quelles étaient ses raisons de commencer ?
  • A-t-elle/il répertorié ses avancés ? (si la personne avait un blog, bingo !)
  • Quels sont les problèmes qu’elle/il a connus ?
  • A-t-elle/il arrêté ? Si oui, pourquoi ?

Alors forcément la question que vous vous posez est : comment continuer à être motivé si cette étape de recherche me montre tous les problèmes auxquels je vais devoir faire face ?

D’ici là si vous avez des commentaires ou des ajouts à faire, j’aimerai beaucoup les lire en dessous.

Cliquez ici pour lire la suite

Credit Photo