Difficile aujourd’hui de ne pas utiliser Google. Le géant américain a su avantageusement développer de nouvelles applications rendant quasiment incontournable une  connexion à la plateforme depuis nos ordinateurs (avec en fer de lance Youtube.com). Mais dans quelle mesure pouvons-nous encore contrôler notre intimité virtuelle quand les nouvelles conditions générales d’utilisation  de Google se font plus intrusives ?


Google est partout

Nous utilisons tous régulièrement les possibilités de Gmail, Google Map, Google Traduction ou encore Google Earth. Nous avons aussi tous un jour ou l’autre pris plaisir à découvrir le dernier clip à la mode sur Youtube ou arranger nos photos sur Picasa.

Depuis quelques temps, le déploiement des nouveaux systèmes de téléphonie mobiles ou des tablettes numériques nous a permis, parallèlement, de découvrir les nouvelles possibilités de la téléphonie embarquée. Pour cela, Google a aussi son propre système d’exploitation mobile, appelé Androïd.

La dernière version, Andoïd 4, équipe de nombreux modèles de Smartphones et de tablettes tactiles. La fonction GPS, particulièrement efficace permet de définir des itinéraires tout en nous géo-localisant.

En matière de réseau social, Google ne s’est pas laissé longtemps distancé. Il a récemment lancé Google Plus (aujourd’hui presque 100 Millions d’utilisateurs enregistrés) qui s’attache à corriger les aspects critiqués de Facebook, il fait de plus en plus d’adeptes auprès des utilisateurs. Malgré des dénominations variées parfois très éloignées de l’icône Google et de son coeur de métier qu’est la recherche web, il ne faut pas s’y tromper, toutes ces applications appartiennent à Google.

 

Une adhésion désormais unique

Jusqu’à présent, chaque inscription sur ces sites sollicitait une autorisation particulière de votre part et vous informait des conditions générales d’utilisation de l’application en question. Ces textes longs et rébarbatifs, rédigés en termes hermétiques mais dont la valeur contractuelle est souvent indiscutable définissent les droits et obligations des deux parties dans le cadre d’une utilisation des services proposés par Google.

A moins d’être un expert en matière juridique, personne ne peut intégrer les tenants et les aboutissants d’un tel engagement. Dans le cadre de Google, il s’agit de conserver  nos informations personnelles et de nos habitudes de navigation. Pourquoi ? Parce que le modèle économique de Google se base sur ces mêmes informations et leur monétisation aux annonceurs qui recherchent des cibles publicitaires.

Depuis quelques jours et sous couvert d’une plus grande visibilité, Google propose un contrat d’engagement, unique valable pour l’ensemble des applications utilisées.

 

Des avantages contestables

Si l’intérêt peut nous sembler évident : une plus grande simplicité, une meilleure souplesse et une inscription sur Google plus rapide, en réalité le nombre d’interactions possibles peut donner le vertige. En utilisant régulièrement ces applications, Google accède, en toute simplicité à :

Notre position, nos déplacements, la liste de nos amis, nos goûts musicaux et vidéo, et est en mesure de prendre connaissance de nos mails, de leurs destinataires et de notre agenda.

Tout cela en un seul clic imprudent sur le bouton « accepter ».

 

Si Google nous affirme vouloir notre bien et faciliter l’utilisation de ses services, il n’en reste pas moins une entreprise dont l’objectif premier est de générer des bénéfices. Google vaut en effet environ 250 Milliards de dollars en bourse. Alors la question se pose : sous prétexte de nous faciliter le web (qui rappelons-le ne représente que 20% de ce qu’on appelle Internet) Google ne serait-il pas tout simplement en train de nous surveiller ? Pour quoi ? Et surtout Pour qui ?

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