Cet article invité est le fruit de Damien Ponçon.

Genèse

J’ai repris les points du leader Jules César, article de Nicolas Pène sur le leadership, afin de les illustrer par des exemples parlants.

En parlant du loup (ou du Mouton Noir), Nicolas lance une formation sur l’art de l’efficacité dans quelques jours. Vous pouvez y jeter un oeil ici.

Remettre en cause le statu quo

Un exemple flagrant de statu quo est celui qu’il existe dans une famille nombreuse, lorsque les aînés ont un esprit dominateur :

Va me chercher ci, fait ça, pousses toi de là que je m’y mette, etc.

Les cadets auront à se libérer de cette emprise. Sinon de 3 ans à leur mort, ils garderont toujours la même place dans la fratrie, car le statu quo est scrupuleusement entretenu.

Ils seront des dominés toute leur vie dans la famille comme à l’extérieur. Et ils auront du mal à être leader chez eux ou à s’imposer positivement dans leur travail.

Remettre en cause le statut quo est un véritable travail de libération et de connaissance de soi. Celui qui se connaît vit selon sa nature, quitte à rompre le statut quo.

Assumez vos responsabilités

Souvent, cette affirmation est tournée en un blâme envers les autres, du genre : « Ils pourraient assumer ses responsabilités, quand même, c’est lui le responsable ! »

Cela se rencontre fréquemment dans les relations clients et fournisseurs :

« Désolé, mais je ne suis pas responsable de ce retard, le transitaire s’est trompé d’adresse… »

Si le client passe son énergie à vouloir faire admettre sa responsabilité à ce fournisseur,  il n’est pas dit que cela règle le problème. Ça peut même l’aggraver.

Par exemple, le client peut se soulager ainsi :

« C’est vous qui êtes chargé de me fournir ces pièces, votre histoire de transitaire je m’en moque, c’est à vous de régler le problème… »

Le fournisseur peut rétorquer :

«  Je comprends VOTRE problème, mais je n’y suis pour rien. Nos conditions générales stipulent qu’en cas de déficience d’un maillon de la chaîne que nous ne maîtrisons pas, nous ne pouvons en aucun cas être tenus pour responsable. »

Bref, si vous maintenez votre point de vue, vous risquez de rentrer dans un conflit stérile. Le problème demeure, ce qui signifie que votre point de vue est contre-productif.

En tant que client, vous n’êtes pas responsable du problème de transitaire, c’est sûr, mais si vous prenez la totale responsabilité de ce problème, de tous les problèmes que vous subissez, vous devenez plus fort.

Pourquoi ? Parce qu’un leader ne perd jamais de vue ce qui est important. En l’occurrence, régler le problème, obtenir les pièces dont il a besoin et faire démarrer son usine.

Lorsqu’un leader subit un problème, il considère  qu’il est responsable  du problème, sans s’occuper de savoir si c’est lui qui l’a causé ou non ! Ce qui est excellent pour la gestion du stress, pour éviter les conflits stériles et trouver des réponses efficaces aux problèmes.

Cependant, prendre la responsabilité d’un problème que vous n’avez pas causé peut vous sembler injuste, n’est-ce pas ? Alors voyons ce que cela apporte de positif.

Que pourrait-il se passer si le client décide d’assumer l’aléa du transitaire, à la place du fournisseur ?

Nous pourrions imaginer ce dialogue :

  • Client : « Bon, alors quand vais-je recevoir mon stock de pièces ? »
  • Fournisseur : « Et bien le temps de le faire revenir et de le réexpédier, pas avant 10 jours. »
  • Client : « ça n’est pas possible, il faut que l’usine démarre. Avez-vous encore du stock de pièces en réserve ? »
  • Fournisseur : « Oui, bien sûr, ce n’est pas ce qui manque … »
  • Client : « Parfait ! Pourriez-vous nous expédier une partie de la commande en urgence par avion, sans coût supplémentaire, afin que nous puissions vite démarrer l’usine.»
  • Fournisseur : « Oui, laissez-moi téléphoner à mon Patron pour que je lui explique le problème… »

Etc.

Le vrai leader ne cherche pas à changer qui que ce soit. Ici son objectif est de  faire tourner son usine plutôt que de perdre son temps à faire reconnaître au fournisseur son erreur. D’où la nécessité, il est vrai, de développer la maîtrise de soi.

En procédant ainsi, non seulement le leader règle rapidement les problèmes, mais en même temps il aide chacun à grandir et à développer sa confiance en soi et son estime de soi !

La valeur de l’exemplarité et ne pas se comporter en leader à mi-temps

Un père de famille est un leader chargé de créer un climat familial épanouissant.

Sa responsabilité de leader est d’influer sur les habitudes et comportements des  membres de sa famille. Il est le garant de la loi qu’il fait respecter avec intelligence de cœur :

  • Ne pas manger devant la TV, participer aux tâches ménagères,  régler les conflits autrement que par la violence,  s’entraider, pourvoir compter les uns sur les autres, etc…

Si son attitude est : « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais … », son leadership est déficient. Le risque est d’aboutir à une famille dysfonctionnelle dans laquelle chacun n’en fait qu’à sa tête et où le plus fort a toujours raison.

Un vrai leader ne peut l’être à mi-temps, au travail, comme chez lui. 

Suivez votre propre voie et ne vous en détournez jamais

C’est intéressant de voir comment la spiritualité chrétienne, qui est née durant la civilisation romaine,  parle de cette qualité de leader.

Elle dit :

« Suivez vos convictions les plus profondes, elles sont inspirées de Dieu. »

Autrement dit, ne pas écouter ses convictions est une faute. Dieu ne vous a pas donné un esprit de timidité. Lorsque vous avez une forte conviction, il s’agit de la suivre.

Si le « spirituel » vous gênent, faites cette expérience. Si vous avez un choix à opérer, voyez ce qu’il se passe quand vous vous laissez influencer par les conseils de l’entourage.

Voyez par vous-même que souvent, très souvent, vous regrettez d’avoir subi cette influence. Vous prenez conscience que ce choix ne vous correspond pas.

Ce qui est compréhensible, car l’autre n’est pas vous et qu’en écoutant son conseil vous n’entendez plus votre profonde conviction personnelle.

J’espère que ces exemples vous inspireront. Qu’ils vous permettront de revisiter votre vie et de voir dans quels compartiments de celle-ci vous pourriez développer votre leadership.

A propos de l’auteur : Damien est coach mental (golf, ping-pong) et dirige un cabinet de coaching. Ce cabinet réalise du coaching personnel et cumule pour les entreprises coaching et lean management. Ce qui consiste à reconfigurer les processus de gestion et de production avec le lean et à accompagner le changement avec du coaching individuel et d’équipe.  L’objectif est de faire évoluer les managers d’un profil technique vers un profil de manager leader.

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