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Où est la limite ? Où sont LES limites ? Doit-on en mettre lorsqu’on essaie de manager avec Leadership et pas avec le bâton et la carotte ? Comment s’imposer dans un environnement de travail ? En bref comment poser des barrières sans construire des murs infranchissables ?

Pote ou Boss ?

Cela fait beaucoup de questions pour un seul article de blog et pourtant toutes tournent autour d’un seul et même concept : « Qui respecte-t-on au travail, le pote ou le boss ? ». A cela je n’ai absolument aucune réponse. Cela va dépendre de qui vous êtes au naturel. Comment êtes-vous lorsque vous vous sentez relax et relâché ? Comment êtes-vous lorsque vous n’avez pas à présenter votre masque social ?

Je suis quelqu’un d’un naturel marrant. J’aime rire et faire rire. Il m’est difficile de montrer une image de moi stricte. Si vous êtes comme moi, vous connaissez probablement l’expression : « chassez le naturel, il revient au galop ». Cette phrase est on ne peut plus juste. Essayez de cacher ce que vous êtes vraiment ne va faire qu’une chose : laisser votre naturel ressortir au moment où vous ne saurez pas le contrôler… et vous passerez pour un con dans le meilleur des cas… et pour un gars bizarre dans le pire.

La question de la démarcation des limites doit être claire dans votre tête. Je dirais plutôt la réponse doit être limpide. Pote ou Boss ? Le pote ne met pas de limites. Ayant vécu à l’étranger et côtoyer de nombreux Américains et Australiens en particulier, j’ai pu voir des choses entre employés et patron que je n’imaginerais même pas en France (un patron demander à son employée de lui mettre une gifle…)

Sachez qu’il n’y rien de bien ou de mal à vouloir mettre une séparation entre vous et vos collaborateurs. L’important est de connaitre la relation et le type de relation que vous voulez entre vous et vos collègues puisqu’à partir de là va se poser une autre question fondamentale.

Comment poser des limites ?

Il est, en général, beaucoup plus facile de savoir qu’on veut des limites que de savoir comment les poser. C’est le cas de la majorité… même celles et ceux qui ne se l’avouent pas. Ces derniers sont les moins doués à poser des barrières car ils ont tendance à construire des check-point fortifiés là où la plupart mettrait un vieux papy avec une casquette.

Pourtant je ne cherche pas à dire que poser des limites est chose aisée, bien au contraire. On veut se protéger c’est normal. Je considère même que cela protège la personne en face car alors elle ne se construit pas une image fausse de la personne que vous êtes. La déception vient toujours de cette image fausse.

Mais alors justement : comment délimiter ce que vous êtes… sans mentir sur ce que vous êtes ?

1. Ne jouez pas

Tout finit par se savoir de toute manière. Il suffit d’un seul idiot sur votre profil Facebook et votre belle image sans tâche du boulot se retrouve écornée par une personne avec votre visage complètement bourrée et plus si affinités.

Ce point implique une question primordiale : voulez-vous vraiment accepter vos collègues comme amis sur Facebook ? Ma solution ? J’ai personnellement deux comptes différents. Ce n’est pas la meilleure solution, c’est une solution.

2. Délimiter ce qui est hors-boulot

Et tenez-vous-y ! Le problème premier de la démarcation de son espace personnel au boulot est qu’on ne sait pas vraiment ce qui fait partie de notre espace personnel au boulot. C’est con à dire mais la plupart d’entre nous n’y réfléchissons même pas. Voici une liste de sujets à checker pour être clair avec soi-même. Si vous ne voulez pas les partager avec vos collègues, sachez mettre de la distance quand il le faut, cet article est là pour vous y aider.

  1. Le Sexe. Avis aux femmes en particulier. Les hommes sont ce qu’ils sont, arrêtez de faire comme si vous ne le savez pas. Si les blagues sexuelles et/ou les discussions sexuelles vous importunent. Levez-vous et allez-vous-en. Le message sera clair.
  2. La Famille. Vos problèmes familiaux sont personnels. Les amener au boulot peut-être dangereux… et parfois salvateur. Faites la part des choses.
  3. Les petit(e)s-ami(e)s. Sortir avec quelqu’un du travail ? Ce n’est ni bien ni mal. Soyez juste clair avec vous-mêmes.
  4. L’argent. Inutile de vous faire un dessin. Les gens qui se sentent concernés savent pourquoi il peut être source de conflits.

Commentez en dessous de cet article si vous voyez des points que j’ai pu oublier.

3. Metro, Boulot, Apéro ?, Dodo

Les sorties avec les collègues c’est toujours le sujet épineux. Suivant les cultures d’entreprise, suivant les cultures des pays, suivant les cultures des gens… bref vous aurez compris que je n’ai aucune réponse définitive à vous apporter. Je ne peux que vous parler de mon expérience.

Je suis souvent sorti avec des collègues MAIS je me méfie de l’alcool. Personnellement il m’est assez facile de rester ce que je suis en présence de mes collègues de boulot. Eux ne peuvent pas en dire autant.

Sachez répondre à l’invitation en restant qui vous êtes. Je le dis et je le répète, je suis quelqu’un d’un naturel social, j’accepte donc volontiers ce genre d’invitations. Comme je suis quelqu’un d’assez direct, les gens (mêmes bourrés) ne se permettent pas tout et n’importe quoi.

Etes-vous comme moi ? Si vous ne l’êtes pas, je vous conseil de sérieusement et honnêtement réfléchir à la question suivante : Si vos collègues n’étaient pas vos collègues, les trouveriez-vous quand même sympa au point de vouloir socialiser avec eux ?

4. Montrer vos sentiments

Ce point peut paraitre paradoxal mais je pense que c’est l’un des plus effectifs. Les gens pour qui le boulot se passent toujours mal ou finit toujours mal sont des personnes sensibles qui à un moment n’ont pas su dire clairement STOP !

Lorsque vous êtes contents, dites-le. Lorsque vous êtes offensés, dites-le… devant témoins ! Le problème que j’ai pu observer des dizaines de fois est le suivant : une personne dit quelque chose ou fait une blague au dépend d’une autre. Cette dernière est offensée mais se contente de sourire timidement en ravalant son offense.

Savez-vous ce que vous venez de dire aux gens présents autour de vous ? Vous venez de leur dire que vous appréciez ce genre d’humour ou tout du moins vous n’avez rien contre. Le résultat ne tarde pas à venir. Les jours suivants quelqu’un d’autre se permettra le même commentaire et puisque vous n’avez rien dit la première fois, vous estimerez inconvenant de le faire remarquer maintenant. Inutile de vous dire que ce ne sera pas la dernière fois.

5. Comment récupérer les pots cassés ?

Avant d’enchainer sur le dernier point, je souhaiterais parler des gens qui se sont déjà foutus dans la merde et qui ont l’impression qu’ils n’ont plus aucun choix, si ce n’est de subir ou d’aller ailleurs.

Personne ne peut vous obliger à subir indéfiniment mais cela va vous demander plus de courage qu’aux nouveaux venus pour vous faire respecter. Soyons clair, en réalité vous ne pouvez pas faire l’économie de ce courage pour une raison simple : même si vous allez ailleurs les gens vous referont la même chose car le problème ne vient pas d’autrui, il vient de vous.

Le courage dont je parle s’applique en 4 point très brefs :

  1. Si vous êtes contrariés, dites-le ! Sans violence, ni hausse de ton, dites : je n’aime pas lorsque vous parlez de moi comme ça, en fait je ne l’ai jamais aimé.
  2. Levez-vous. NE VOUS JUSTIFIEZ PAS ! Oui j’ai envie de le crier. Après avoir remis en place l’individu, levez-vous, n’engagez jamais le débat.
  3. Ne vous excusez jamais d’être « trop sensible ». La personne en question va venir vous voir en privé. Prétextez que vous alliez sortir pour un travail. Souriez et dites : il fallait que ça sorte, je suis sûr que tu comprends. Les gens qui prennent des cibles ne sont jamais idiots, ils savent qu’ils le méritent.
  4. Si les problèmes continuent, prenez votre hiérarchie à témoin. Vous n’osez pas ? Vous allez être catégorisé par vos collègues ? Peut-être que oui, peut-être aussi que vous serez celle ou celui qui aura osé dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

6. Rappelez-vous pourquoi vous êtes payés

Mon dernier point est le moins sexy (c’est pour cela qu’il est en fin d’article). Vous êtes payés pour faire quoi ? Si votre boss s’appelle Tony HSIEH et que vous travaillez pour Zappos, alors pas de soucis, vous êtes payés pour être heureux et prodiguer le bonheur.

Hormis ce genre d’exemples US… très US, je vous conseille de garder en permanence cette phrase en tête : pourquoi suis-je payé ? La vérité c’est que nous aspirons tous à nous épanouir au boulot. La vérité c’est aussi que vous jouez sur le terrain d’un autre, un terrain que vous devez partager avec d’autres et vous êtes payés pour y jouer et le partager.

7. Je n’arrive pas à sortir la tête de l’eau seul(e), comment je fais ?

Parfois un article ne suffit pas. Parfois les conseils généraux ne marchent pas. Parfois les situations sont bien plus ambiguës qu’on ne peut le concevoir. Je comprends cela mais rappelez-vous toujours de ceci : vous n’êtes pas payés pour subir. Si aujourd’hui c’est le cas contactez-moi au 0602248017 nous nous en occuperons ensemble.

Mohamed MOURAS peut vous aider à mettre en place les solutions de Formations en Leadership dont vous et/ou votre entreprise avez besoin. Pour plus d’informations, abonnez-vous à la NewsLetter du Leadership Personnel ou  contactez-moi directement.

Écrit Par Mohamed MOURAS

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Credit : nycstreets