Ma femme a longtemps travaillé en tant que caissière, ou « hôtesse de caisse » comme on dit de nos jours. Parce qu’apparemment, changer de nom permet d’acquérir le respect d’autrui… on devrait passer le mémo à la hiérarchie de ces pauvres femmes. En tous les cas, ce n’était pas vraiment gênant pour ma femme, elle ne le faisait que pour payer ses études.

Ce qui est marquant dans l’histoire qui suit, c’est qu’un très grand nombre de caissière ont la même histoire que ma femme. Elles sont arrivés pour les vacances et sont restés parfois pendant plus de 15 ans. Elles répétaient souvent à ma femme qu’elle se devait d’avoir une date pour quitter ce travail et ne plus y revenir. Sinon…

Tout ce qu’elles ont offrir

C’est une caisse… ou plutôt une présence à une caisse. Apparemment, c’est tout ce qu’elles ont à offrir à ce monde. Comprenons-nous bien : je n’ai strictement rien contre ce travail, c’est un travail et voilà tout. Un travail comme un autre, c’est à dire que cela reste un travail pour quelqu’un d’autre. Une personne morale ou physique.

La question en revanche que je me pose est la suivante :

« Est-ce là toute la valeur que je peux apporter à ce monde ? »

Et personnellement, j’ai trouvé ma réponse. Je ne peux pas dire qu’elle me satisfasse entièrement mais ce n’est qu’un début. Je sais par conséquent que j’affinerai ma réponse avec le temps et elle deviendra le reflet fidèle de ce que j’appelle aujourd’hui « la partie de moi qui est restée pure et qui n’a jamais été abimée ».

Regardez-vous dans un miroir et demandez-vous les yeux dans les yeux et à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’une réponse viscérale émane de vous : « est-ce là tout ce que tu as à offrir ? ».

Peu importe la réponse, contentez-vous d’agir en conséquence et d’arrêtez de maudire les autres, les conditions, la crise, les patrons, le gouvernement, le mauvais temps, le PS, l’Europe… et j’en passe et des meilleurs. Faites ce que vous avez à faire !