Par Mohamed MOURAS

La vie est injuste ! Oui et non, Oui car pour beaucoup nous nous ressentons cette assertion comme un fait et Non car après tout qui a dit que la vie se devait d’être juste ?! Pourquoi et à quel moment avons-nous rencontré le mur de la réalité, qu’est ce qui fait que pour beaucoup d’entre nous ce mur est totalement infranchissable et surtout comment ont fait ceux qui l’ont franchi, car après tout, constater nos lacunes est le premier pas que tout un chacun se doit de faire afin, au final…de les combler.

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Il est un moment vicieux dans la vie de la plupart d’entre nous, un moment où pour une raison ou pour une autre nous nous heurtons à ce que j’appelle « le mur de réalité ». Ce mur nous le rencontrons pour la plupart, le jour où pour la première fois nous allons devoir nous nourrir et nous abriter par nous-mêmes.

Pour la plupart d’entre nous, ce moment est un des pires à passer, et pour beaucoup il n’a jamais été passé. Nous sommes quasiment tous conditionnés pour ne plus penser clairement lorsqu’il s’agit de notre estomac et du toit sur notre tête…pour peu qu’une famille d’estomac et de tête, dépendent de notre capacité à les nourrir et les protéger, la capacité de franchir le mur s’en trouve irrémédiablement amoindrie.

Attention ! Nous ne jugeons pas ici, nous faisons des constatations, nous posons des questions. Pourquoi quand il s’agit d’être confronté à la réalité, la plupart d’entre nous décident d’abandonner tout ce en quoi ils se voyaient, pour au final s’accorder un emploi salarié, qui la plupart du temps ne correspond absolument pas à ce qu’ils entrevoyaient pour eux-mêmes quelques années auparavant.

Il faut préciser que nous n’avons rien contre les emplois salariés, si ce n’est une chose, la plupart d’entr’eux cache le fait que :

–          Un emploi salarié met immanquablement le salarié en question à moins de trois mois de la banqueroute. Si vous êtes salarié, faites le calcul. Si vous vous arrêtiez de travailler aujourd’hui, combien de temps pourriez-vous vivre votre train de vie actuel sans souffrir de l’arrêt de cette même activité salariée ? La réponse pour la plupart d’entre nous est inferieur à trois mois si l’on ne se prive pas et inferieur à six mois si l’on décide de se limiter.

Alors reposons la question, pourquoi ? Pourquoi sachant cela la plupart d’entre nous décident de rendre les armes dès que les premières difficultés se décident à paver notre route.

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Les réponses sont multiples, elles ne sont pas simples et pour la plupart du temps elles seront fortement corrélées à l’histoire personnelle de tout un chacun. Cependant des modèles de vie se dessinent et c’est ainsi qu’en observant et en écoutant nombres de ceux qui ont bien voulu se confier, on peut compter les « grands classiques » suivants :

–          Par fainéantise : Autant se l’avouer et l’avouer aux autres, le salaire c’est ce qu’il y a de plus facile à trouver (oui je maintiens cela même en période de crise) et à garder.

–          Par peur de l’inconnu : Suivre la voie empruntée par des millions d’autres est sans le moindre doute ce qu’il y a de plus rassurant à faire, car après tout, si tout le monde le fait c’est que ça ne doit pas être si mauvais que ça non !?

–          Par peur de l’échec : Il est une règle que nombre d’élèves et d’étudiants moyens appliquent tous les jours et qui gagne à être explicitée clairement. Ceux qui ne tentent rien n’échouent jamais. C’est une règle ! Ils ne gagnent pas non plus mais l’important ici est de ne pas voir dans le miroir un looser. Le fait de ne pas voir un winner n’est pas très grave en soi.

Voir mon article intitulé « du pouvoir de l’erreur »

–          Par procrastination : Un jour on se réveil et on s’aperçoit qu’on a deux emprunts à rembourser, une ex-femme à entretenir et trois enfants issus de deux mariages à faire vivre et que cela fait presque dix ans que l’on répète la nécessité de se mettre au travail sérieusement, et d’enfin gagner sa vie a faire quelque chose qu’on aime réellement.

Alors quand ? Quand avons-nous commencé à revoir nos prétentions à la baisse ? Quand avons-nous DECIDÉ que nos rêves ne pouvaient être accomplis, qu’ils faisaient partis d’un bout de vie idéaliste et immature que nous nous devions d’abandonner afin de rentrer pleinement…dans l’âge adulte ; le monde des « oui, mais… », des « si seulement… », des chèques de paie sous dimensionnés et des factures surdimensionnées ?

Personne n’abandonne ses rêves, nous les laissons simplement de coté « pour la bonne occasion ». Cette occasion ne se présentant quasiment pour personne, au bout de cinq années nous faisons tous la même chose, nous amendons nos rêves, nous leur donnons des airs un peu plus… faisables. En clair nous leur apprenons à rentrer dans un moule pour lequel ils n’ont jamais été conçus. En réalité nous diminuons progressivement en quantité (ce n’est pas le pire) nos rêves, mais aussi et surtout en qualité (ça c’est le pire), afin qu’après avoir longtemps rêvé de faire le tour du monde, un jour notre nouveau « rêve » soit de prendre 15 jours entiers sans interruption à Djerba, en Tunisie. Comme nous l’avons dit plus haut, personne n’abandonne ses rêves, (presque) tout le monde les retravaille pour arriver à ce genre de résultat quelques années plus tard…trop tard ?

Il est nécessaire ici de s’arrêter et décortiquer cette tendance que nous avons à diminuer nos aspirations au fur et à mesure du temps pour finalement arriver à des rêves qui ne soient plus que des souhaits et surtout qui soient réalisables sans trop d’efforts.

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Nous pensons que cette tendance vient d’un défaut extrêmement commun qui est celui de ne pas savoir définir la réalité. Quelque part dans la vingtaine pour la plupart d’entre nous, nous DECIDONS de nous tromper sur la nature du mur de réalité et nous retrouvons bloqués par quelque chose qui aurait pu servir de tremplin et qui peut-être DOIT servir de tremplin.

La réalité est l’alliance de deux définitions complémentaires :

–          La réalité c’est ce que je suis prêt a accepter comme « acceptable pour moi » !

–          La réalité c’est un ensemble de perceptions conjointement élaborer par mes sens et traiter au travers du filtre de mes croyances.

Il est nécessaire de se pencher sur ses définitions pour dans un premier temps s’apercevoir du caractère « responsable » qu’elles revêtent. Il est à noter que dans ces deux définitions, l’élément central est le « moi » ou le « je », car la première chose à faire lorsque l’on recherche l’amélioration de quoi que ce soit qui va concerner notre personne est de reconnaitre notre sacro-sainte responsabilité. Elle va se dégager de la mise en place d’un processus de changement quel qu’il soit. Rien, absolument rien ni aucun changement ne peut advenir si chacun d’entre nous ne commence pas par prendre en charge la seule et unique personne qui vaille la peine d’être prise en charge, je parle de la personne dans le miroir tous les matins.

Alors qu’êtes vous prêt à accepter comme acceptable pour vous-même ? La vérité est que même si cette question peut paraitre compliquée en apparence, en vérité il n’en est rien, jetez un coup d’œil autour de vous…faites-le…sérieusement, faites-le. Vous venez de voir ce qu’au plus profond de vous-même vous vous accordez. Si cela vous contente alors nul besoin de lire le reste de l’article vous ne découvrirez rien de bien intéressant, je le crains. Cependant je doute sérieusement que vous vous arrêtiez puisque si vous avez lu jusqu’ici, c’est que le sujet vous intéresse et que vous êtes (plus ou moins consciemment) prêt à me lire jusqu’à la fin.

Passons à la seconde définition. La réalité est le produit de mes sens, donc de mes perceptions. Ces dernières sont traitées à travers mes croyances, autrement dit au travers du filtre de mes limitations. Pour dire les choses plus clairement et plus directement vous ne vivez pas dans LE monde, vous vivez dans VOTRE monde et depuis le jour où vos yeux se sont ouverts sur CE monde, vous l’interprétez et lui prêtez des qualités et des défauts que CE monde n’a pas. Et voila l’une des plus grandes qualités de ce qui atteignent leurs objectifs et concrétisent leurs rêves :

–          Tous ceux qui atteignent leurs objectifs et concrétisent leurs aspirations ont une conscience plus ou moins claire du principe suivant : leurs réalisations sont le produit direct de leur capacité à voir le monde non pas comme IL EST mais comme IL DEVRAIT ETRE.

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Cette habilité est probablement le centre de tous les livres de développement personnel que vous pourrai lire. Voir le monde de telle manière qu’il devrait être est une chose que nous faisons tous, plusieurs fois par jour. Vous ne me croyez pas ? Pensez a tous ces moments de liberté mental où vos yeux s’attardent sur une scène au loin par la fenêtre et où votre mental s’en va loin lui aussi et vous emmène exactement a l’endroit ou vous voudriez être, en train de faire exactement ce que vous voudriez faire.

Alors quelle est la différence entre vous et ce rêveur qui s’affirme chaque jour un peu plus et qui reçoit chaque jour plus que la veille ? La différence entre le rêveur et le faiseur réside dans le temps que tout un chacun s’occupe à « rêver concrètement ». Rêver de manière concrète, c’est s’attacher à ses rêves et courber sa propre vision du monde en fonction de ces mêmes rêves et non pas faire l’inverse, c’est-à-dire courber ses rêves en fonction du monde.

Beaucoup de livres vous proposent de rêver, j’essaierai donc ici de vous proposer de commencer à rêver de manière concrète en vous référant aux questions tirées du livre 7 jours pour changer de vie de Paul McKenna, que j’ai posté ici-même, voila quelques semaines.

Les liens des 3 premiers articles sur Paul McKenna [edit : les 3 articles ont été fusionnés en un seul grand article]

7 Jour pour Changer de Vie de Paul McKenna

Pour commencer à rêver concrètement il faut définir concrètement ses rêves. Ces questions sont la pour vous aider, et moi aussi, n’hésitez pas à poster des commentaires et/ou à me poser des questions si le cœur vous en dit.

Cette article est la première partie d’un plus grand ensemble, la semaine prochaine nous nous attarderons en détail sur cette formidable capacité à courber le monde selon ses propres rêves, nous apprendrons aussi que comme pour beaucoup d’autres disposition, elle s’apprend tant qu’on est prêt a lui accorder la ressource la plus précieuse qui soit…le temps.

Mohamed MOURAS

Semeunacte[at]gmail.com

Creative Commons License photo credit: garryknight