Par Mohamed MOURAS

Dans une première partie qui se trouve ici, nous avons vu que nous définissions l’habilité à voir le monde tel qu’il DEVRAIT être et non pas tel qu’il EST, comme étant probablement la faculté principale qui d’une part se cache derrière tout le développement personnel, mais aussi la capacité indispensable a acquérir afin d’améliorer notre quotidien.

Je dois avouer que je n’avais pas prévu de seconde partie (et encore moins de troisième) mais en relisant mon premier article a plusieurs reprises, une idée s’est imposée a moi. Si je considère cette habilité comme la plus importante alors je dois mieux expliquer pourquoi c’est le cas. Plus que cela je me dois de fournir les compétences et savoir-faire généraux et particuliers, qui en l’état actuel de mes connaissances sont primordiaux pour développer cette capacité.

Pourquoi voir le monde tel qu’il devrait être et non pas tel qu’il est ?

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Commençons par enfoncer les portes ouvertes si vous le voulez bien, si j’écris et si vous me lisez c’est probablement pour deux choses et deux choses seulement. Nous voulons tous atteindre nos buts et nous nous instruisons afin non seulement de faire aboutir nos objectifs mais aussi de concrétiser nos aspirations les plus profondes.

Si nous sommes d’accord sur ce principe de base, je souhaiterais tout de même aller plus loin et souligner le fait que voir le monde tel qu’il devrait être, selon moi, donne une chance a ce monde d’exister. Je veux croire et continuer de croire que le monde ne se résume pas a ce que nos JT miteux nous en disent. Je veux croire et continuer de croire que le meilleur pour ce monde est à venir. Enfin j’ai été élevé avec la conviction première que ce monde est l’image exacte de son maitre, l’être humain. Ce qu’il est, c’est ce que nous sommes. Ce qu’il sera, ce sera ce que nous serons !

Sa Sainteté le Dalaï-lama a dit un jour : « Plus aucun journaliste ne sait ce qu’est une bonne nouvelle ». Le Dalaï-lama est l’autorité spirituelle et temporelle des bouddhistes de ce monde. Cette phrase résume a elle seule absolument tous ce que je pense de nos sources d’informations actuelles et que je synthétise par l’idée suivante : « faites la diète du monde tel qu’il est ».

Cette idée ne m’est venue que deux ans après avoir commencer à la pratiquer de manière effective. Qu’est ce que faire la diète du monde tel qu’il est ? C’est l’idée selon laquelle : afin de commencer à laisser une chance au monde que nous voudrions voir, une chance d’exister… il faut commencer par se mettre a un régime intellectuel et émotionnel particulier. Soyons clair dès le début, nous sommes bombarder en permanence d’images et de sons atroces, au point où pour beaucoup d’entre nous il est devenu banale de ne plus être toucher par tant d’horreur.

La Télévision est une grande manipulatrice car les images sont pires que les mots seuls. Plus que de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, elle nous accoutume au pire, jusqu’au point ou l’on se met à ne plus voir que des problèmes sans jamais faire l’effort de voir les solutions (et elles existent…toujours). Je préconise donc de se couper progressivement de nos sources d’informations habituelles, au moins le temps nécessaire. Sélectionner nos sources d’informations et n’en conserver qu’un minimum est un bon moyen pour d’une part se recentrer sur nos véritables centres d’intérêt (la famille, les amis par exemple) mais aussi permet de faire une sorte de purge qui peut mettre plus ou moins longtemps à se faire, mais qui aboutit irrémédiablement par un intérêt renouvelé a…observer. Observer (et non pas voir ou regarder) est le premier pas vers l’enchantement renouvelé, c’est-à-dire voir le monde avec notre cœur et pas seulement avec nos yeux.

L’enchantement oui, les enchanteurs non ! Trop souvent aujourd’hui notre imagination négative est sollicitée afin de nous faire imaginer des situations qui objectivement n’auraient qu’une chance sur un million de se produire. Ces sollicitations sont le fruit de films catastrophe trop souvent plus que moyen au regard des deux précieuses heures dépensées pour leur visionnage. Ce sont encore des invitations de la part d’amis qui veulent simplement vous dire ce qui pourrait vous arriver si vous vous lanciez dans telle occupation ou encore si vous décidiez d’appliquer tel plan. Nous connaissons tous des « amis » qui ont ce don. On ne saurait bien expliquer ni comment ni pourquoi mais après avoir passé un moment avec eux, on se sent…vidé, le mental embrumé. Ces personnes sont à éviter à tout prix. L’imagination négative qu’ils entretiennent (et qu’ils ne demandent qu’a vous faire partager) est une spirale infernale vers le fond et elle ne demande qu’a être alimentée encore et encore. Leur phrases commencent invariablement par non ou par mais, ils sont a éviter ! D’ailleurs il est à noter aussi que les mots non et mais sont a éviter. Voila, je vois arriver la phrase qui va commencer par « non, mais… » . La vérité est que ces mots on un pouvoir de suggestion négatif énorme, toute tentative de reformulation de vos phrases qui ne comportera pas les mots non et mais vous fera immédiatement penser positivement, c’est mécanique.

Comment travailler son imagination positive ?

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Cette mécanique positive est l’un des alliés que vous voulez absolument avoir a vos cotés. Je parle bien de mécanique car l’imagination positive doit au final devenir un processus inconscient…automatique. Pensez-vous à passer la troisième lorsque vous roulez en voiture ? Non. Pensez-vous à allumer la lumière en entrant dans une pièce sombre ? Non. Le secret est là, l’imagination est une pièce maitresse dont vous ne pourrez pas faire l’économie. D’une part elle vous aidera à voir le monde tel qu’il devrait être mais et surtout elle construira l’image du vous que vous souhaitez voir émerger. En effet l’image de vous au top de votre art doit d’abord être un processus imaginatif qui grâce à une fréquente répétition va devenir chaque jour un peu plus…vous.

Ainsi on comprend que l’imagination est la capacité à créer et inventer. L’imagination est ce fantastique produit que l’enfant en soi sait tellement bien utilisé mais que les bien informés adultes ont mis tant d’acharnement à tuer…ou au moins à essayer de tuer. Combien de fois vous êtes vous entendu dire, plus jeune « arrête d’imaginer des choses » ou « arrête de rêver ». Croyez-vous sincèrement que ces mots répétés inlassablement n’ont eu pour effet que de vous ancrer solidement sur terre ? Je crois que ces mots ont tendance a nous enfoncer plus bas que terre…en nous faisant croire que les adultes, eux, vivent bel et bien dans le réel…quel mensonge !

Pour ce rendre compte de cela il suffit d’observer autour de soi ceux qui vivent à fond leur réalité. La plupart sont névrosés, au bord de la crise de nerf pourquoi ? Parce que leur capacité à laisser leur mental s’envoler est atrophiée. Ils se prennent au sérieux trop longtemps et trop souvent, leurs capacités à relativiser les situations fond comme neige au soleil chaque jour un peu plus. En conséquence ils se noient dans montagnes de travail, jusqu’au jour où leur mental et/ou le corps les obligent à s’arrêter…plus ou moins brutalement. Pour éviter ce genre de situation (car elles sont évitables DIEU merci) rien de tel que de développer une activité imaginative.

Une amie à moi qui tient une jolie petite échoppe de ventes de pierres semi-précieuses dans ma ville d’origine, Metz en Moselle, a développé l’activité suivante : elle peut se perdre des minutes entières a regarder les passants au dehors, allant et venant devant sa vitrine en imaginant ce qu’ils vont faire une fois qu’elle ne les voient plus. Son mental et ses muscles se relâchent et la voila partie dans son activité imaginative favorite, celle qu’elle a créée, celle qu’elle aime.

Personnellement j’écris. Peu m’importe le sujet, la longueur ou la qualité. J’écris. Cela me libère, focalise mon attention et me permet de « larguer les amarres ». Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’écriture n’est pas un conseil que je donnerais uniquement aux professions qui ont à voir avec les métiers d’écriture (écrivains ou blogueurs par excellence). L’écriture, c’est l’occasion de coucher sur papier ce qui n’existe que de manière abstraite avant ça. Les écrits sont les premiers pas dans la réalité d’idées, de concepts qui étaient jusque là totalement « inconcrets ». Une chose à respecter cependant, la fréquence. Il faut se fixer une fréquence d’écriture à respecter.

Enfin ceux que l’art attire peuvent assurément se prévoir des moments de libre dans la semaine où ils pourront exercer leur art en paix, au calme si possible. Peignez, sculptez, dessinez ou faites un art martial si le cœur vous en dit. Parfois « penser en mouvement » est infiniment plus productif que rester assis à cogiter. Là encore tout va dépendre de vous. Essayez, faites des erreurs puis recommencer. Apprenez à voir le monde au travers des yeux de votre idole, de votre écrivain préféré, de votre peintre préféré, de votre maitre et surtout AMUSEZ-VOUS !

Comment voir le monde au travers d’autres yeux ?

La troisieme partie dans quelques jours

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Mohamed MOURAS

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