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7. Vous prenez vos responsabilités

C’est l’un des traits les plus évidents d’un Leader. Il y a un dicton qui m’a marqué étant très jeune : « Je préfère mourir debout plutôt que vivre à genoux ». J’ai déjà écrit sur les Samouraï et leur esprit de combattants. Je dois avouer que je m’y retrouve assez pour le dire avec sérénité : pour moi vivre à genoux est plus difficile que mourir.

Dans cette optique, la première chose à faire pour se relever est de prendre ses responsabilités dans tous les domaines de sa vie. Je ne dis pas qu’il faut commencer à écraser autrui, je dis simplement qu’il faut se relever pour devenir l’égal de celles et ceux qu’on envie… ou qu’on jalouse.

Sur une note plus politocarde, je me suis souvent demandé pourquoi les hommes politiques avaient réussi à concentrer tant de pouvoirs et de « charisme » entre leurs mains. La réponse qui m’apparait la plus claire aujourd’hui, c’est que le commun des mortels ferait n’importe quoi pour donner la responsabilité de ses erreurs et de ses misères à autrui… quand bien même cela veut dire lui confier son destin et sa vie.

8. Vous encouragez l’unité et le dialogue

Je répète souvent qu’il n’y a que deux personnes sur cette terre :

  • Les gens qui considèrent qu’il y a 2 genres de personnes sur cette terre
  • Les gens qui ne voient que l’unité

Les plus grands Leaders que j’ai pu observer ne font aucune différence entre les êtres. Qu’ils soient noirs, jaunes, rouges ou blancs ne signifie rien à priori. Ce sont leurs actes qui définissent leurs valeurs, le reste n’est imputable qu’au destin qui a, par exemple, fait naître mes parents en Algérie, les vôtres au Vietnam, les siens en France et ainsi de suite.

Il faut cependant insister sur une chose, le vrai dialogue ne peut exister qu’entre personnes qui partent du même constat : nous sommes tous nés libres et égaux en droits comme en devoirs. Si on part sincèrement de cette opinion, on peut arriver à des accords avec n’importe qui.

9. Vous reconnaissez vos erreurs rapidement

Et vous passez presque immédiatement à la phase : « voilà comment je vais réparer mes erreurs ».

En matière de Leadership, on dit souvent que reconnaître ses erreurs est l’une des faces les plus importantes d’un Leader. C’est vrai ! Cependant, il manque la deuxième face de cette pièce, le fait d’apporter une solution en même temps que la reconnaissance du problème.

Un ami m’a dit une fois que son supérieur hiérarchique répondait toujours la même chose quand quelqu’un l’interpellait en commençant par les mots : « chef, y’a un problème ». Il répétait toujours : « et est-ce que tu m’apportes au moins 3 solutions avec ton problème ? ».

J’aime cette manière de voir les choses, je l’aime, car je la comprends comme suit : l’esprit qui repère un problème est en règle général toujours capable d’élaborer au moins 3 solutions à son problème. Le vrai travail d’un Leader n’est pas de résoudre le problème, il est de faire réaliser le potentiel des membres de son équipe. C’est ce que j’appelle tendre la main, au lieu de prendre en main.

10. Vous donnez la même valeur aux femmes et aux hommes qu’aux tâches

Dans l’ère que nous connaissons, c’est presque un interdit Biblique (ou Coranique) de dire des choses pareilles. Entendons-nous bien, tout le monde est d’accord sur le fait que ce sont les femmes et les hommes qui font la grandeur d’une entreprise et non l’inverse. Enfin…, tout le monde est d’accord à voix haute, car à voix basse la réalité est tout autre.

Elle aurait plutôt tendance à commencer par les mots : « Entre un salarié et un actionnaire, le choix est vite fait ! ». Pour parler politique française (je suis d’humeur aujourd’hui), je pense que le problème est le suivant : c’est en opposant systématiquement salariés et actionnaires qu’on crée les partis extrêmes, et qu’au final personne n’y gagne sauf les chefs des partis extrêmes.

Donner plus de valeur aux tâches, c’est donner plus de valeur aux actionnaires. Donner plus de valeur aux salariés, c’est oublier les investisseurs sans qui l’entreprise n’existerait peut-être pas. Mon point de vue est donc simple, ces personnes doivent être sur un pied d’égalité, car c’est ainsi que tout le monde avance et que les premiers à en profiter sont les acteurs et pas les profiteurs (mention spéciale pour les spéculateurs, vous êtes la lie de l’humanité)

11. Vous n’avez qu’une parole

C’est mon point essentiel et je n’ai pas envie de le noyer dans plein de paragraphes et de phrases. J’ai été élevé ainsi et je pense que la plupart d’entre nous avons eu des parents qui insistaient sur le fait de n’avoir qu’une seule et unique parole (même si eux, parfois, n’en avaient pas).

Ne déconnez JAMAIS avec votre parole !!!

Et cela, pour une simple raison, la confiance c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois.

12. Vous apprenez, désapprenez, réapprenez en permanence

C’est crucial ! Vous êtes un Leader, vous ne le savez peut-être pas encore, mais vous l’êtes ! Il ne vous reste plus qu’à l’exprimer, et pour le faire, vous devez apprendre plus que ce que le commun des mortels apprend. Vous devez désapprendre ce qui ne vous sert plus pour réapprendre ce qui vous est nécessaire aujourd’hui. Enfin, vous devez vous servir de votre vie de tous les jours pour faire fonctionner et perfectionner ce process d’apprentissage, désapprentissage et réapprentissage.

Ce que j’appelle « faire comme le commun des mortels » peut se résumer ainsi :

  • Réveil de mauvaise humeur parce qu’on est lundi (ou mardi, ou mercredi, ou jeudi…)
  • Métro de mauvaise humeur, car on a l’impression d’être une sardine
  • Boulot de mauvaise humeur, car le patron est un con, et les collègues aussi
  • Retour de mauvaise humeur dans la boite à sardine du matin
  • Prendre les gamins à l’école ou chez la nourrice : « attends, me raconte pas ta journée, tu vois pas que je suis au téléphone avec ma secrétaire ».
  • Télévision parce que… ben parce que !
  • Coucher les gamins de mauvaise humeur, c’est normal vu le boulot qu’il me reste à faire, chez moi en plus !
  • Baise rapide et de mauvaise humeur, juste pour se vider les couilles plus qu’autre chose !

Je ne cherche pas à dire que ce cycle est mauvais, je cherche juste à vous montrer que nous faisons tous la même chose à une différence près : l’humeur. Certains font ce cycle avec une joie immense dans leurs cœurs et d’autres en sont dégoûtés. Vous êtes probablement au milieu de ces deux extrêmes. Les questions évidentes sont donc les suivantes :

Qu’apprenez-vous de manière régulière pour partir vers l’extrême le plus agréable ?

Que jugez-vous inutile, mais que vous faites quand même, car vous ne savez pas comment désapprendre ce que vous faites depuis des années ?

Est-ce que votre processus de réapprentissage est conscient ? (ou alors vous laissez autrui blinder votre cerveau… juste histoire de ne pas prendre vos responsabilités)

Je serai heureux de lire vos réponses en commentaire.

Credit Photo : US Embassy Tel-Aviv