semeunacte Que Dit Votre Corps A Vos Interlocuteurs Partie 2

Lundi dernier j’écrivais un article ‘intitulé « Apprendre à Poser et à Se Poser les Bonnes Questions ». Ce long article se consacrait aux trois questions que je me pose systématiquement. Hier je publiais la première partie de ce grand article, si vous souhaitez lire dans l’ordre de parution, Que dit Votre Corps à Vos Interlocuteurs (Partie 1). Aujourd’hui je finis donc cette série consacrer au corps à son langage verbal et non-verbal.

Je vais tout de suite précisé que personne ne peut contrôlé tous ces éléments…en même temps. C’est impossible et je ne vous conseille même pas d’essayer au risque de paraître maladroit dans le meilleur des cas…sérieusement atteint dans le pire !

Ce que j’ai appris en revanche c’est qu’à force d’observer tous ces éléments et leurs différentes manifestations on les comprend de mieux en mieux. Plus que ça, on apprend à travailler (au début parfois inconsciemment) ceux que l’on à vraiment besoin de travailler.

Voici quelques grands classiques, je ne vais pas m’attacher aux gestes en particulier parce qu’ils dépendent de beaucoup trop de facteurs qui ne peuvent pas être explicités dans un article. En fait ce qui m’intéresse ce sont plutôt les attitudes dans leur globalité.

Quelques exemples :

  • Lorsque le corps est croisé (mains, bras ou jambes) en général c’est le signal que le mental en fait autant, il se ferme. Si une personne croise brusquement ses membres, repassez-vous la scène mentalement et tenter de vous rappeler ce que vous avez dit et surtout FAIT qui à provoqué ce brusque changement.
  • La vitesse de vos mouvements et la courbure de votre dos en disent bien plus que tous les discours que vous pourrez prononcer sur votre motivation. N’hésitez pas à taper « coach » sur Youtube et vous vous amuserez à voir des « coachs » qui n’ont toujours pas appris ces deux règles de bases. A travailler pour les entretiens d’embauche aussi !
  • Votre visage est ce qui est d’emblée le plus visible et qui transmettra les informations les plus conscientes. Sourire est un pré-requis, c’est vrai ! Cependant tous le monde ne peut pas sourire de toutes ses dents. Vous devez trouver le sourire qui pour vous est le plus naturel.
  • Regarder vos interlocuteurs dans les yeux. Certaines personnes peuvent mettre mal à l’aise du fait de leur regard mais cela vaut mieux d’être travaillé plutôt que de passer le message « je me fou de vos propos » dans le meilleur des cas et « je suis soumis » dans le pire.
  • Enfin votre démarche, votre manière de vous tenir debout ET la manière dont vous vous asseyez en disent bien plus long sur vous que tous vos discours.

Pour se convaincre de l’utilité de travailler toutes ces composantes mais aussi pour apprendre du meilleur des maîtres, c’est à dire…les gens ! Je vous propose un seul exercice, je le fais moi-même depuis des années et j’ai beaucoup appris de ce maître.

Postez-vous dans un endroit de fort passage où l’on ne vous remarquera pas vraiment…et observez :-)

Voilà tout ! Une perte de temps ? J’assume totalement de perdre mon temps à comprendre 80% des informations que m’envoie mes interlocuteurs. Personnellement j’ai un faible pour le banc en pleine ville mais j’en connais qui préfère le banc dans la gare ou le banc dans les jardins publics.

Je préfère observer mon maître (les gens) dans un environnement qui ne « biaise » pas trop les informations observés. Rappelez-vous ce que je vous disais en début d’article au sujet de la situation et à quel point ce qui peut-être dit ou fait dans une situation et à un endroit peut avoir un tout autre sens ailleurs.

Je considère en effet que la gare est un endroit où les gens sont naturellement pressés et où les interactions seront par nature faibles et rapides. Je ne nie cependant pas que parfois c’est dans ces moments que les gens ne pensent pas vraiment à ce qu’ils font et disent et que donc on peut observer sans qu’ils aient une volonté trop grande de contrôle sur leur personne.

Les jardins publics sont plus cordiales, les gens aiment à y flâner et à prendre leur temps. Ils sont plus conscients de ce qui les entoure et donc des personnes autour. Même si on apprécie de s’oublier au milieu des arbres et des fleurs, il y à toujours un censeur intérieur qui fait qu’on sait qu’on est observer…et qu’on ne peut pas se lâcher. Or pour moi c’est quand le naturel reprend ses droits qu’il est vraiment intéressant d’observer les interactions des personnes.

Je finirais juste en disant que si l’observation devient un jugement alors c’est que vous n’avez rien compris. Il ne s’agit pas de juger son prochain, il s’agit d’apprendre à le connaître…pour mieux SE connaître.

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Écrit Par Mohamed MOURAS

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