1. Est-ce que changer est un processus intérieur ou extérieur ?
  2. Est-ce qu’on peut changer autrui ?
  3. Est-ce que le changement doit forcément être lent/rapide ?
  4. Est-ce que le changement est forcément bon/mauvais ?

Ce sont là certaines des questions que je me suis beaucoup posé dernièrement pour l’écriture de mon 13e livre. Je n’ai pas trouvé toutes les réponses auxquelles je m’attendais. Non, pour être plus clair, j’ai trouvé ce que je ne cherchais pas et je n’ai pas trouvé ce que je recherchais…. Pas vraiment plus clair vous me direz… je suis d’accord.

Est-ce que changer est un processus intérieur ou extérieur ?

Il m’apparaît aujourd’hui qu’il y a une sorte d’échange entre les deux mondes. Les changements extérieurs provoquent des remous intérieurs qui eux-mêmes influent sur le monde extérieur et ainsi de suite indéfiniment. Se demander lequel des 2 vient le premier revient à se demander lequel, de la poule ou de l’œuf, est arrivé en premier. J’aurais tendance à penser que le changement intérieur prédomine mais j’ai peut-être tort.

Est-ce qu’on peut changer autrui ?

  • Oui… pour un certain temps
  • Non… car le naturel finit toujours par revenir au galop

Mais c’est un faux débat car je sais pertinemment qu’il y en aura toujours pour essayer et même peut-être me prouver que j’ai tort. Que ce soit possible ou non n’est selon moi pas la vraie question. Se demander si nous sommes prêts à faire dépendre notre bonheur du changement d’autrui… là est la vraie question.

Est-ce que le changement doit forcément être lent/rapide ?

Pour certains le changement est trop lent et pour d’autres il est bien trop rapide. Qui a raison ? Je pense surtout que c’est une question de caractère. Je suis ce qu’on appelle un techno-enthousiaste. Pour moi les changements ne vont jamais assez vite. Pour d’autres, ce sera l’inverse, pas le temps de se faire à tel changement que celui d’après rue déjà dans les brancards.

Selon moi, il s’agit surtout de garder la tête froide. Rien ne pourra forcer la cadence du changement, il faut s’y faire et prendre le recul nécessaire. Et la clé est là, vivre un changement significatif suppose de mettre, autant que faire se peut, les émotions de côté. Non pas parce qu’elles sont inutiles mais parce qu’elles peuvent parfois être de mauvais conseils.

Est-ce que le changement est forcément bon/mauvais ?

Voilà un jeu auquel la plupart d’entre nous jouent très souvent… sans le savoir. Nous avons un stock d’étiquette à distribuer dans une journée et malheureusement les changements n’y coupent pas. Tel événement est bon, tel autre est mauvais.

Le problème dans cette manière de faire est qu’on finit par croire à notre propre histoire. On se force à voir les choses pour ce qu’elles ne sont pas et on se trouve impuissant lorsqu’il faut prendre de vrai décision, basée sur des faits !