Arrêtez-moi si vous la connaissez. C’est l’histoire de Pierre (Paul, Moussa, Zlatan, Véronique peu importe). Pierre est une personne extrêmement dédiée à son travail, un vrai bosseur, il ne s’arrête jamais ! Il est assez souvent stressé, mais on lui pardonne, car il vient d’arriver et tout le monde peut comprendre qu’il veuille se donner à 150% dans ce qu’il a à faire.

Les semaines passent, les mois passent et Pierre ne change pas. En fait, son stress n’a pas cessé d’augmenter et à plusieurs reprises il en est venu à être assez impoli avec ses collaborateurs. Ces mêmes personnes ont doucement, mais sûrement commencé à s’écarter de lui et cela n’a fait qu’empirer la situation.

Je ne vais pas vous cacher les choses. Je suis passé par là, et c’est parce que j’ai vécu la vie de Pierre que je peux la décrire avec exactitude. A l’époque, je trouvais ça normal. Mon travail était extrêmement important à mes yeux et je ne voulais décevoir personne. Ni les personnes qui m’avaient embauché, ni ma famille, ni moi-même.

Après plusieurs mois, il m’apparait aujourd’hui clairement que ce qui me faisait défaut, c’était le manque de priorisation, c’est-à-dire l’inhabilité à mettre en premier ce qui est plus important que ce qui vient en second et ainsi de suite.

Avec l’expérience de ce blog, j’ai pu m’apercevoir que de très nombreuses personnes avaient ce problème. Contrairement à ce qu’elles pensaient, elles n’étaient pas incompétentes, elles manquaient d’une compétence en particulier, celle de donner un ordre d’importance à leurs tâches quotidiennes. Et c’est justement pour développer cette compétence que je me suis mis à faire les points que je développe ci-dessous. Ils sont d’ailleurs à la base de ma formation Objectif Indépendance.

La panique est le premier ennemi

savoir prioriserC’est avec la panique que tout s’emmêle et ce qui vous apparaissait comme clair au début devient de plus en plus obscur au fil des jours et des semaines. Cependant au début, vous n’appelez pas ça la panique, vous pensez que c’est juste un trop-plein d’investissement personnel. Non, croyez-moi ça s’appelle paniquer !

La première question à vous poser c’est « pourquoi je panique ». Nous avons tous des démons en commun, mais surtout chacun de nous à ses propres diables qui lui pourrissent la vie de manière personnelle… mais ne déclencheraient pas la même réaction chez un(e) autre. Enfin, la panique de perdre son boulot, c’est bien trop vague. Perdre son travail est le résultat final, pas la raison qui vous fait paniquer.

La panique peut avoir de multiples raisons :

  • Peur de manquer de temps
  • Peur de ne pas avoir les compétences
  • Peur de décevoir (qui ?)
  • Peur d’être montré du doigt en public
  • Peur des face à face (avec qui ?)
  • Peur de trop bien faire et d’attirer les jaloux

Bref, vous l’aurez compris. C’est la peur de « quelque chose » qui fait naître la panique. C’est en travaillant sur cette peur que vous réduirez le sentiment de panique. Réduire votre panique vous fera immanquablement voir les choses de manière plus claire. Vous vous apercevrez donc qu’il faut…

Partir du général pour aller vers le particulier

En fait, tout le contraire de ce que la majorité fait ! Une tâche à la fois, ça ne marche qu’un temps. En fait c’est très bien pour se mettre en mouvement mais pas pour gérer des projets dans la durée.

J’ai personnellement appris cette méthode de priorisation à l’étranger. En anglais nous appelons cela « backward design », cela veut dire quelque chose comme « création à l’envers ». C’est le processus qui désigne le fait de partir du général pour aller vers le particulier, partir de la fin et remonter vers le début.

  • Cela a un avantage indéniable : vous allez découper votre but final en étapes plus ou moins grandes. Ces étapes ne sont rien d’autre que les objectifs à mi-chemin que vous devrez remplir pour atteindre votre ultime but.
  • Cela a aussi un inconvénient indéniable : à moins d’avoir eu quelques succès avec cette méthode, il est assez difficile pour le novice d’avoir le courage de restructurer ses étapes pour coller à un nouveau résultat.

Au final, cette méthode est excellente pour celles et ceux qui savent où ils veulent arriver, mais sans savoir forcément par où commencer ? Et si vous lisez ces lignes, vous savez probablement que tout est une question de commencement, c’est le premier pas, le premier acte qui coûte le plus. Une fois qu’on sort de l’immobilité, il est plus facile de rester en mouvement.

Qu’en pensez-vous ? Si vous avez des questions ou des expériences vécues à partager, c’est en dessous que ça se passe :-)

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