Travailler à l’étranger est loin d’être une chose évidente. En discutant dernièrement avec une prof d’allemand en France, je lui ai proposé de changer de travail, tenter l’aventure en école internationale. Surprise ! J’ai dû lui énumérer les raisons et (immenses) bénéfices qu’il y a à travailler et vivre à l’étranger. Cette femme enseigne depuis 10 ans en France. Enseigner à l’étranger lui ferait multiplier par trois ses revenus… et je ne vous parle même pas de son épargne !

Voici donc quelques points qui sont venus dans la conversation plus quelques autres auxquels je n’avais pas pensé. Pour mieux connaitre mon parcours et savoir dans les détails comment j’ai fait pour partir travailler à l’étranger et comment vous pouvez aussi faire comme moi, abonnez-vous à la NewsLetter gratuite de Semeunacte et téléchargez mon livre numérique 

–          Entre les écoles internationales, les lycées français, les alliances françaises et les universités vous avez le choix !

Il existe plus de 1000 écoles internationales à travers tous les continents. Cependant vous n’avez pas à changer de vie et de travail pour aller travailler à l’étranger dans un environnement anglophone si ce n’est pas ce que voulez. Les lycées français sont en fait des structures qui accueillent en leur sein (bien souvent) des maternelles, primaires et même collège.

Vous avez aussi le choix d’enseigner à l’étranger dans des structures comme les alliances françaises, les centre franco-quelque chose ou encore dans des organisations et/ou écoles qui dépendent du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes Français (le MAEE). Ce fût personnellement la première fois que j’ai expérimenté l’expatriation, je raconte mon histoire dans cet article : Soyez Remarquable, Rendez-vous Indispensable.

–          Enseigner dans des écoles privées internationales, c’est profiter de l’expérience d’excellents professeurs, d’installations et de matériel récent.

Des classes bondées, des budgets revus systématiquement à la baisse, aucun budget prévu pour la formation professionnelle. Le constat en France est plus que navrant. Les écoles internationales profitent (pour la majorité d’entre-elles) d’excellentes infrastructures.

OK le système est privé et n’est pas fait pour des gens qui gagnent en dessous d’un certain salaire. Cependant en tant que professeur, il vous faut faire un choix entre ces deux possibilités :

  1. Vous battre contre votre administration et/ou votre gouvernement
  2. Enseigner

Mon choix, je l’ai fait. L’avantage est que lorsqu’une école internationale ne vous plait plus, vous pouvez vous en aller !

–          Les salaires versés sont « net » (dans la plupart des pays)

semeunacte travailler a letranger enseigner a letrangerQuel bonheur ! Lorsque vous travaillez à l’étranger (en particulier les pays loin de la France, géographiquement parlant), la somme qui est créditée sur votre compte à la fin du mois est nette. Vous n’avez pas à vous dire qu’il faut mettre de coté une certaine somme pour l’Oncle Sam ou le Tonton Flingueur Sarko.

–          L’anglais est requis pour avoir les meilleurs jobs

Dans toute bonne situation, il y a la part de travail sur soi n’est-ce-pas ? Quels sont vos objectifs ? Rester au niveau Français ou passer au niveau supérieur ? Pour travailler à l’étranger dans les écoles internationales, c’est-à-dire les institutions qui payent le mieux, il vous faudra parler anglais ! Si vous ne parlez pas anglais, il vous faudra apprendre à parler l’anglais.

Pour avoir travaillé en Alliance Française, en Centre Franco-Omanais et à Al Batinah International School, je peux vous dire en connaissance de cause qu’il n’y a aucune commune mesure. Les deux premiers sont bien quand vous débutez car ils vous permettent de vivre à l’étranger puis de commencer à parler anglais couramment  Mais le dernier vous permet vraiment de goûter à une vie inimaginable en France (ou avec des patrons Français).

–          Enseigner à l’étranger c’est avant tout enseigner aux étrangers

Al Batinah International School comprend 130 élèves de 29 nationalités différentes. Je sais qu’en France on aime l’uniformité et si vous m’avez lu jusqu’ici, c’est que probablement ce n’est pas votre cas !

Changer de travail pour enseigner à l’étranger en école internationale, c’est changer de méthode de travail pour adopter un enseignement qui s’adapte à cette variété. Personnellement j’adore cette richesse culturelle qui se dégage de n’importe quelle discussion improvisée. Croyez-vous sincèrement qu’un Indien voit le monde comme un Allemand ou qu’un Sud-Africain voit le monde comme un Malaisien ?

–          Le nombre d’étudiants par classe est bien souvent très inférieur à la moyenne française.

C’est un fait, on apprend mieux en petit comité. Un autre fait est qu’on enseigne mieux à un petit comité. Ces deux faits valent tout particulièrement dans des classes de langues.

La moyenne qui à court dans les écoles internationales est d’une dizaine d’élèves par classe. C’est parfois une peu moins, parfois un peu plus mais dans l’ensemble, ce sont des groupes de dimensions agréables que vous aurez.

–          Gagner plus pour économiser plus

Même si je suis parti enseigner à l’étranger, en réalité je suis comme tous les pères de familleje n’aime pas le risque et j’aime savoir que j’ai assez d’argent qui tombe chaque mois pour me permettre d’en économiser un peu beaucoup. Je vais vous annoncer mon taux d’épargne depuis que je travaille en école internationale. 50% ! C’est le montant mensuel que je mets de coté depuis que j’ai changé de travail. Je travaillais en Centre Franco-Omanais et j’étais à des kilomètres de ce nombre.

La raison de ce taux d’épargne conséquent ne tient pas uniquement à mon salaire… si seulement ! La vie en Oman (et dans beaucoup d’autres pays de par le monde) est significativement moins chère qu’en France. C’est principalement ce constat qui fait que je peux me permettre d’économiser autant en vivant à l’étranger.

–          Faire valoir une ou des expériences à l’étranger est très « employable »

Les recruteurs aiment les expériences atypiques, celles qui disent que vous êtes quelqu’un qui sait s’adapter et qui n’a pas peur d’aller au devant de défis majeurs. Bien entendu en France, ces mêmes recruteurs veulent payer le SMIC pour profiter de votre expérience mais au final c’est aussi une question de savoir se vendre, n’est-ce pas !

Si vous voulez faire faire un bon à l’intérêt qui se dégage de votre CV, il faut travailler à l’étranger. Lisez cet article justement pour savoir si vous êtes fait pour la vie à l’étranger.

–          Voir le monde !

J’ai peut-être gardé le meilleur pour la fin. Enseigner à l’étranger et en définitive travailler à l’étranger est une formidable occasion de voir ce fabuleux monde qui nous entoure et expérimenter la vie au milieu de gens totalement différents et réellement enrichissants ! Ce sont ces expériences qui m’ont permis d’avoir la matière pour écrire tous mes livres.

Ce n’est pas tous les jours facile, parfois on a envie de dire « putain j’emmerde la bienséance… ». Mais au final en ce qui me concerne, découvrir des gens qui n’ont rien à voir avec ma culture d’origine (arabe et française) m’a enrichi au-delà de l’imaginable.

Vous pouvez lire la suite de cet article ici.

Alors convaincu ? N’hésitez pas à nous raconter vos expériences à l’étranger si vous en avez  :-)

J’ai maintenant un service à vous demander : Si cet article vous a plu et si mes articles vous plaisent aussi, accepteriez-vous de leur donner un coup de main ?

Comment ? C’est bien simple, il y a différents moyens :

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En tous les cas Merci et Bonne lecture… ben oui vous avez sincèrement cru que j’ai mis toute ma sagesse dans ce seul article ? :-)

Écrit Par Mohamed MOURAS

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